Le monde serait-il
devenu une vaste porcherie? (suivi de l'information A/H1N1)3
Mecanopolis
La société qui s’annonce démocratique semble être admise
partout comme étant la réalisation d’une perfection fragile. De sorte
qu’elle ne doit plus être exposée à des attaques, puisqu’elle est
fragile ; et du reste n’est plus attaquable, puisque parfaite comme
jamais société ne fut. Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même
ses inconcevables ennemis : terrorisme, crise économique, pandémie.
L’histoire du monde est écrite par nos
gouvernements, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent
certes pas savoir qui se cache derrière les ennemis qu’on lui fabrique,
mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que,
par rapport aux multiples dangers qui nous guettent, tout le reste
devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et
plus… démocratique.
Ainsi, à l’heure où nous rédigeons cet article, le peuple suisse vient d’approuver le passeport biométrique (1). Question : à quoi sert un passeport biométrique ? Réponse : à contrôler les populations. Question : Comment fait-on pour que les populations acceptent ce genre de mesure ? Réponse : On leur fait peur. Question : On leur fait peur avec quoi ? Réponse : Avec le terrorisme, avec une crise économique, avec un virus.
On se trompe chaque fois que
l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia et nos
gouvernements : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie
vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique
avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce
monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le
parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.
La Mafia est apparue en Sicile au début
du XIXe siècle, avec l’essor du capitalisme moderne. Pour imposer son
pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations d’accepter sa
protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission,
c’est-à-dire un système d’imposition directe et indirecte (sur toutes
les transactions commerciales) lui permettant de financer son
fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté
systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les
entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. C’était donc la
même officine qui organisait la protection contre les attentats et les
attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice
que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation
intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.
Malgré ce que l’on pourrait croire, ce
n’est pas la Mafia qui a subvertit nos gouvernements modernes, mais ce
sont nos gouvernements qui ont concocté et utilisé les méthodes de la
Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des
populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à
leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur
imposer ce choix : terrorisme, crise économique, pandémie ou protection de l’Etat.
Mais il n’y a rien de nouveau à tout
cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans “La
guerre du Péloponnèse” : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la
parole étaient du complot et les discours qu’ils prononçaient avaient
été soumis au préalable à l’examen de leurs amis. Aucune opposition ne
se manifestait parmi le reste des citoyens, qu’effrayait le nombre des
conjurés. Lorsque que quelqu’un essayait malgré tout des les
contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir.
Les meurtriers n’étaient pas recherchés et aucune poursuite n’était
engagée contre ceux qu’on soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et
les gens étaient tellement terrorisés qu’ils s’estimaient heureux, même
en restant muet, d’échapper aux violences. Croyant les conjurés bien
plus nombreux qu’ils n’étaient, ils avaient le sentiment d’une
impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se
connaissaient pas assez les uns les autres, pour qu’il leur fût
possible de découvrir ce qu’il en était vraiment. Dans ces conditions,
si indigné qu’on fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On
devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il
eût fallut pour cela s’adresser soit à un inconnu, soit à une personne
de connaissance en qui on n’avait pas confiance. Dans le parti
démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de
méfiance, et l’on se demandait toujours si celui auquel on avait à
faire n’était pas de connivence avec les conjuré ».
Notre monde démocratique qui, jusqu’il
y a peu, allait de succès en succès, et s’était persuadé qu’il était
aimé, a du renoncer depuis lors à ces rêves ; il n’est aujourd’hui plus
que le slogan d’un « Nouvel Ordre Mondial ».
Mecanopolis

(1) C’est une puce RFID de nouvelle
génération qui équipera prochainement les passeports des citoyens
suisses. Cette puce se distingue de celles déjà en circulation du fait
qu’elle possèdera une antenne. Ainsi, il ne sera pas nécessaire de
glisser le document dans un lecteur pour en lire les informations.
Elles seront directement prélevées à distance. Vous avez dit Big Brother ?
Suivi de l’information (A/H1N1 et autres)
21:40 >
6 écoles resteront fermées demain à New-York, en raison des nombreux
cas d’élèves contaminés par le virus A/H1N1, selon le NY Times. Lire l’article.
21:45 >
Après la confirmation des huit premiers cas samedi au Japon, des
responsables de la Santé japonais ont annoncé dimanche soir que le
nombre de cas confirmés de grippe porcine avait grimpé à 93 ce
week-end, alors que les autorités redoutent que le virus ait contaminé
plusieurs centaines de personnes.
22:00 > A propos de la phase 6
On nous dit que l’OMS suit de très près l’évolution de la situation au Japon, pour peut-être-éventuellement
déclencher la phase 6 d’alerte pandémique. Or, nous savons ici, vous et
nous, très bien que cela fait belle lurette que nous sommes
techniquement en phase 6. Alors, pourquoi attendre ? Tout d’abord,
comme nous l’expliquions il y a quelques jours, parce que la task force
de l’OMS et des CDC se livre à une petite expérience au Mexique :
tenter de contrer le virus sans bloquer un pays. Raison pour laquelle,
après quelques jours d’interruption, l’économie a été remise en route.
Il s’agit de voir ce que ça donne, et de l’appliquer (ou non) ensuite
dans les autres pays concernés. Mais ce n’est pas la principale raison.
Il faut aussi que l’OMS se réunisse en assemblée générale pour décider
du partage des vaccins. La production annuelle de vaccin peut, à plein
régime, permettre de vacciner un demi-milliard de personnes. On
pourrait en faire beaucoup plus, mais il faudrait partager les droits
de production. C’est donc aussi, et surtout, une affaire de fric. La
phase 6 ne sera déclenchée qu’une fois les 193 Etats membres de
l’assemblée de l’OMS se seront mis d’accord par quelques arrangements
discrets.
22:20 > Un lecteur nous fait remarquer qu’il serait risqué de faire du Mexique un “laboratoire”. Risqué pour qui ? Pour
les Mexicains ? Et alors ? Qu’est-ce que le président Calderon en a à
foutre que cinq-cent mille mexicains crèvent la bouche ouverte de ce
virus ou d’autre chose ? En période de crise, les populations
deviennent des charges encombrantes qui, si on ne s’en occupe pas,
pourraient descendre dans la rue foutre le bordel. La préoccupation de
chaque gouvernement, c’est de garder le contrôle. La seule chose qui
doit tourner, c’est l’économie. Et s’il faut pour cela réduire la
population d’un tiers, ce n’est pas un problème. L’histoire démontre
que nos gouvernement n’ont jamais lésiné à sacrifier des millions de
vies pour faire des guerres inutiles. Qu’est-ce qui pourrait nous faire
penser qu’ils sont aujourd’hui devenus meilleurs ?
22:25 >
La propagation de la grippe A (H1N1) pourrait ne pas faiblir dans les
semaines à venir, contrairement à ce qu’on avait d’abord cru. C’est du
moins ce que pensent certains représentants des autorités de la santé
et des experts de la grippe au Canada et aux États-Unis.
Ils prévoient maintenant que le nouveau
virus pourrait continuer d’infecter les gens pendant l’été, au lieu de
s’éteindre comme le font habituellement les souches de virus à
l’origine de la grippe saisonnière, à mesure que les températures
grimpent dans l’hémisphère nord.
Aux États-Unis, notamment, les U.S.
Centers for Disease Control incluent maintenant dans leur planification
la possibilité d’une vague de contamination estivale. Lire la suite.
22:30 > Le Japon s’apprête a fermer 1′000 écoles, cinémas, restaurants, etc, situés dans la zone où les cas ont été observés. (Reuters)
23:00 >
La grippe porcine continue sa progression dans le monde. Des hauts
responsables et des experts doivent examiner dès lundi à Genève les
moyens d’endiguer la maladie.
La grippe a fait son apparition en Inde, au Chili et en Turquie.
Des signes d’une transmission
autonome dans une nouvelle région du monde pourraient justifier pour
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) le passage au sixième et
dernier niveau d’alerte, signifiant l’arrivée de la première grande
pandémie grippale du 21e siècle.
Le numéro deux de l’OMS Keiji Fukuda a dit que l’organisation suivait “de très près la situation” au Japon.
En une semaine, les bilans de
l’organisation onusienne n’ont cessé de s’alourdir, au rythme moyen
d’un millier de nouvelles personnes contaminées chaque jour, les
Etats-Unis étant le pays le plus touché, suivi du Mexique, foyer
d’origine du virus. A l’échelle mondiale, 8451 malades sont confirmés. (AFP)
Lundi 18 mai > Les 3 “options” du virus A/H1N1
Le virus de la grippe porcine
pourrait se résorber, déclencher une pandémie “douce” mais néanmoins
mortelle ou bien devenir un tueur majeur comparable à la grippe
espagnole, selon trois scénarios détaillés dimanche lors d’un important
congrès médical organisé à Helsinki.
Le
Néerlandais Albert Osterhaus, un des virologues les plus réputés au
monde, a appelé les autorités sanitaires à rester vigilantes, même si
la nouvelle souche du virus H1N1 s’est révélée moins redoutable que
prévu il y a quelques semaines.
“La menace actuelle du H1N1 est
sérieuse”, a-t-il estimé lors d’une réunion d’information du Congrès
européen de microbiologie clinique et des maladies infectieuses
(CMECMI) d’Helsinki, le premier congrès médical majeur organisé depuis
l’émergence de la crise sanitaire fin avril.
“Le virus a trois options”,
a résumé le professeur du laboratoire Erasmus de l’université de
Rotterdam aux Pays-Bas. “Il pourrait tout d’abord disparaître
spontanément, mais je ne suis pas convaincu que ce soit le cas”.
“Il pourrait aussi entraîner
une pandémie +douce+, comme la grippe asiatique”, a-t-il dit, en
référence à l’épidémie de 1957-1958 qui avait tué entre un et quatre
millions de personnes.
A titre de comparaison, la grippe normale -dite saisonnière- tue entre 250.000 et 500.000 personnes chaque année, selon l’OMS.
“Dans un scénario catastrophe,
nous aurions une grave pandémie, similaire à la grippe espagnole, qui
pourrait provenir de la mutation du virus”, a poursuivi M. Osterhaus,
en référence à la pandémie de 1918-1919 qui aurait fait près de 50
millions de morts.
“Je ne prédis pas que cela va
arriver, mais même s’il n’y avait que 10% de chance d’avoir un scénario
comme celui là, nous ferions mieux d’être préparés”, a-t-il plaidé.
Sur la base des dernières données
disponibles, M. Osterhaus et son confrère espagnol Javier Garau,
professeur à l’université de Barcelone, ont décrit les caractéristiques
du virus.
Concernant la vitesse de
transmission, il s’avère légèrement plus contagieux qu’une grippe
normale: en moyenne, chaque individu infecté transmet la maladie à 1,4
à 1,6 personne.
Une forte proportion de cas concerne
des jeunes, ce qui suggère que les personnes âgées ont une forme
d’immunité liée à des expositions passées à des virus similaires, a
relevé M. Garau. Les malades peuvent être contagieux un jour avant le diagnostic et jusqu’à sept jours après.
Concernant le traitement, le
virus A (H1N1) est sensible à l’antiviral Tamiflu, qui a été stocké
lors de l’apparition de la grippe aviaire. Mais la grippe saisonnière,
avec qui les scientifiques redoutent de voir muter la grippe porcine, a
montré des signes de résistance au traitement lors des deux dernières
saisons.
Enfin, un vaccin peut être
produit contre la souche actuelle du H1N1, mais pourrait s’avérer
inefficace en cas de modification génétique importante.
En outre, environ six mois sont
nécessaires avant que la première dose ne sorte des laboratoires et les
limites de production pourraient signifier que seules un milliard de
personnes pourraient être vaccinées dans un premier temps, a souligné
M. Osterhaus.
Le congrès d’Helsinki, qui rassemble près de 8.000 médecins, s’achève mardi.
02:10 > Daniel
Jernigan, directeur adjoint de la section grippe des CDC, indique que
ses groupes de recherches installés au Mexique travaillent sur
l’hypothèse que le tôt de mortalité plus important dans ce pays soit du
à une version mutante du A/H1N1. Source : sciencemag.org
05:00 >
Le service épidémiologique du gouvernement russe a officiellement
recommandé dimanche aux citoyens russes d’éviter de se rendre en
Espagne où cent cas de grippe A/H1N1 ont été confirmés, selon les
médias espagnols.
“Cent cas de grippe
cela signifie quelque chose de sérieux”, a déclaré Guennadi Onischenko,
responsable en chef du service épidémiologique russe. “Nous demandons à
nos concitoyens d’annuler leurs voyages en Espagne”.
Les aéroports russes ont déjà mis en oeuvre de stricts contrôles vis-à-vis des passagers en provenance des pays d’Amérique.
06:10 > Premier décès à New-York.
L’assistant du principal d’un
collège dans le Queens à New York, hospitalisé avec le virus H1N1, est
décédé dimanche soir, a rapporté le journal New York Times sur son site
internet.
C’est le premier décès dans l’Etat de New York depuis l’apparition de l’épidémie, a souligné le journal.
La victime, Mitchell Wiener, 55 ans,
aurait été “vaincue” par la maladie malgré un traitement avec un
médicament expérimental, a précisé le journal, citant Ole Pedersen, un
porte-parole du Centre médical hospitalier Flushing où M. Wiener était
admis depuis mercredi dernier.
06:30 > Japon: 129 cas de grippe porcine confirmés
Le gouvernement japonais a annoncé
lundi que 129 cas de grippe porcine étaient désormais confirmés dans le
pays, et les autorités des zones touchées ont demandé aux écoles de
garder portes closes.
Le nombre de malades touchés par le
virus A(H1N1) a rapidement augmenté depuis samedi dans les deux
préfectures voisines d’Osaka et Hyogo (ouest), depuis l’annonce de la
contamination d’un lycéen de 17 ans de la ville de Kobe, à Hyogo, le
premier cas d’infection locale de cette maladie.
Les autorités ont prévenu que plusieurs centaines de personnes pourraient déjà être infectées, l’épidémie se propageant rapidement dans ces zones densément peuplées.
“Nous devons la contenir dans la région, mais cela devient très difficile”, a reconnu Toshizo Ido, le gouverneur de la préfecture de Hyogo, lors d’une conférence de presse.
Les autorités de Hyogo ont
demandé à toutes les écoles primaires et secondaires de fermer leurs
portes pendant cinq jours, celles d’Osaka ont ordonné la fermeture de
tous les collèges et lycées pendant sept jours.
Sitôt connues les nouvelles
contaminations, des habitants de Kobe se sont rués vers les pharmacie
de la ville pour y acheter des masques de protection.
Aucun cas n’a pour l’instant été
détecté dans la mégapole du grand Tokyo, qui avec ses quelque 36
millions d’habitants constitue l’agglomération la plus peuplée du monde.
Le Premier ministre Taro Aso a convoqué
une réunion de crise avec ses ministres dans la matinée et appelé la
population à “rester calme”, lors d’une conférence de presse.
“Certains patients atteints de maladies chroniques comme le diabète sont dans un état grave”, a-t-il expliqué.
07:00 >
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient officiellement
d’exprimer ses craintes de voir émerger des phénomènes de résistance
du nouveau virus grippal A(H1N1) aux médicaments antiviraux tenus
jusqu’ici pour être efficace contre lui. Conclusion: l’OMS recommande
désormais «d’envisager l’utilisation des antiviraux pour les groupes à
haut risque ou les groupes de gens à risque accru.»
Quant à la question du vaccin les
responsables de l’OMS semblent tout particulièrement embarrassés. Ils
devaient annoncer jeudi 14 mai s’ils prenaient ou pas la décision de
recommander aux grands firmes industrielles spécialisées de se lancer
dans la fabrication d’un vaccin protecteur contre l’infection par le
A(H1N1). Ce sera pour plus tard sans que l’on puisse dire quand.
«Il n’est pas possible de dire à quelle
date nous prendrons une décision, c’est vraiment un processus
méticuleux et difficile, vient expliquer le Dr Keiji Fukuda, numéro
deux de l’organisation onusienne au terme d’une une téléconférence
organisée avec les fabricants de vaccins et des exeprts en virologie.
L’OMS refoute manifestement deux choses : 1. Que le virus ne soit pas
sensible aux chaleurs estivales ; 2. Qu’il en existe déjà plusieurs
versions mutantes.
17:00 >
Le monde a “toutes les raisons de craindre” une interaction du virus de
la grippe porcine avec d’autres virus, dont celui de la grippe aviaire,
qui pourrait le rendre beaucoup plus dangereux, a averti lundi la
directrice de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan.
“Nous avons toutes les raisons de craindre une interaction du
nouveau (virus) H1N1 avec d’autres virus”, a expliqué le Dr Chan devant
l’Assemblée mondiale de l’OMS qui a débuté lundi à Genève au siège des
Nations Unies.
“Nous ne devons jamais oublier que le H5N1 est établi dans plusieurs
pays. Personne ne peut dire comment le virus de la grippe aviaire se
comportera (…) en présence d’un nombre important de personnes
contaminées par le nouveau H1N1″, a-t-elle ajouté. (AFP)
20:30 > L’OMS sous pression politique
La directrice générale de
l’OMS, le Dr Margaret Chan, a lancé une mise en garde ferme devant
l’Assemblée des 193 Etats membres de l’organisation. “Le virus nous a
peut-être accordé un répit, mais nous ne savons pas pour combien de
temps”, a-t-elle déclaré devant l’Assemblée annuelle de l’OMS qui s’est
ouverte lundi matin.
“Personne ne sait s’il ne s’agit pas du
calme avant la tempête”, a-t-elle insisté en annonçant le maintien du
niveau d’alerte au niveau 5.
“Nous avons toutes les raisons de
craindre des interactions du nouveau virus A(H1N1) avec d’autres
virus”, a-t-elle averti, en évoquant la possibilité d’un échange de
gènes avec le virus de la grippe aviaire “aujourd’hui solidement établi
chez les volailles dans plusieurs pays”.
Une interaction pourrait donner
naissance à un virus aussi hautement contagieux pour l’homme que le
A(H1N1) d’origine porcine, et aussi virulent que le A(H5N1) aviaire.
Plusieurs pays, notamment le
Royaume-Uni et le Japon, deux des pays les plus touchés par le virus
mutant en dehors du continent américain, ont cependant demandé à l’OMS
de ne pas se précipiter pour élever l’alerte à la pandémie à son niveau
6 maximum.
“Je pense que vous avez besoin de plus
de temps pour étudier cela, comme vous-même et d’autres l’ont dit”, a
lancé le secrétaire d’Etat britannique à la Santé, Alan Johnson.
Le responsable britannique a été
soutenu par la Nouvelle-Zélande, la Suisse, le Brésil, la Chine, le
Pakistan, la directrice de l’Organisation panaméricaine de la santé
Mirta Roses, et le Japon dont la situation sanitaire pourrait justement
provoquer le passage en phase d’alerte maximale.
Le Dr Chan a le pouvoir de décider de
l’alerte pandémique maximale après avoir consulté un comité d’experts.
“Nous sommes tous sous pression pour prendre des mesures urgentes et
d’importance dans un climat de forte incertitude scientifique”, a
reconnu la directrice générale de l’OMS.
20:45 > Scénario catastrophe
Paris, septembre 2009. Des
réservistes de l’armée patrouillent sur les Champs-Elysées, les
frontières de l’Hexagone sont fermées, les aéroports placés en
quarantaine. En ce mois de rentrée, les rues paraissent anormalement
calmes. Des millions de salariés ont été invités à travailler à
domicile, les transports publics tournent au ralenti, les écoliers, les
collégiens et les lycéens ont repris les cours, mais chez eux : sur
France 5, des vidéos préenregistrées remplacent les professeurs, priés
d’éviter les établissements scolaires. Ces derniers ont d’ailleurs été
transformés en hôpitaux de fortune, pour faire face à l’afflux de
malades. Cela va sans dire, la tournée d’adieux de Johnny Hallyday est annulée, comme tous les spectacles et manifestations publiques prévus sur le territoire national.
Scénario catastrophe sorti des esprits
pervers des scénaristes d’Hollywood ? Conséquences d’une attaque
massive d’Al-Qaida ? Non, cette France paralysée et sous haute tension
a simplement été placée en état d’alerte pandémique de niveau six,
tentant de faire face à la menace du virus de la grippe porcine. Lire la suite.
21:00 > New-York n’a pas la capacité de stoopper la propagation du virus

Les autorités sanitaires de New
York surveillaient particulièrement lundi les patients atteints de
grippe porcine parallèlement à d’autres pathologies, après un premier
décès dans la ville survenu dimanche soir. Douze établissements étaient
fermés lundi matin à New York en raison des nombreux cas de grippe
porcine parmi les lycéens.
“Nous n’avons pas la capacité
de stopper la progression du virus”, a souligné Michael Bloomberg le
maire de New-York, qui a rappelé les précautions d’hygiène à prendre
pour éviter la contamination, et recommandé de rester chez soi en cas
de grippe.
Un cas de virus A(H1N1) a par ailleurs
été détecté dans la prison de Riker’s island (nord-est de New York), où
toutes les précautions d’usage ont été prises, a-t-il ajouté.
“Nous surveillons particulièrement les
malades atteints d’autres pathologies sévères”, a souligné le
responsable sanitaire de la ville, Thomas Frieden. “Et nous
administrons des traitements préventifs aux gens déjà malades”.
21:05 > Welcome to China
Photographies envoyées par un lecteur (cliquer sur l’image pour l’agrandir)


21:20 > L’OMS envoie 12′000 doses de Tamiflu en Afrique

12′000
doses, cela permet de traiter 1′200 patients contaminés par le virus.
C’est donc tout ce que pourront obtenir les Africains ? Comme nous
l’expliquions hier sur cette page, le but principal de ces 4 jours
d’assemblée à l’OMS est de répartir les médicaments et futurs vaccins
(ainsi que les droits de fabrication) à travers les 193 pays membres.
La phase 6 ne peut-être déclenchée qu’à l’issue de ces négociations.
21:50 > Qui a veut réduire la population mondiale ?
Comme nous l’indiquions sur Mecanopolis le 8 mai 2008, pour Michael
V. Hayden, directeur de la CIA, le danger qui guette notre planète
n’est pas le terrorisme, ni la crise économique, et encore moins le
nucléaire iranien, mais la démographie mondiale. Le disours de M.
Hayden, prononcé le 20 avril 2008 à l’université du Kansas n’est plus
disponible sur le site officiel de la CIA, mais nous allons le
retrouver. En attendant, nous vous proposons la lecture d’un document
publié par le Worldwatch Institute, un think-tank mondialiste de Washington. ReductionFrench.pdf
22:05 > Obama pire que Bush ?

Les
promesses de la campagne électorale semblent déjà oubliées. Il avait
été question que les Etats-Unis se retirent immédiatement d’Irak, ce
n’est qu’un retrait partiel, largement complété par des supplétifs
d’armées privées. Il était question de fermer Guantanamo, de poursuivre
ceux et celles qui avaient pratiqué la torture sous l’administration
bush, c’est oublié. Aujourd’hui, M. Obama indique qu’il se laisse une
année pour juger du “sérieux” de l’Iran sur la question du nucléaire.
Et ensuite ? Ensuite, le président américain précise que “nous n’allons
pas discuter éternellement”. Source : romandie.com
22:25 > MARGARET CHAN : « Une pandémie est l’expression du besoin de solidarité »
Madame Chan
ne veut pas nous affoler, mais quand on lit son discours prononcé
aujourd’hui au siège de l’OMS à Genève, on se dit qu’il est de nature a
faire flipper les plus optimistes… Lire le discours

23:40 > Benyamin
Nétanyahou s’est dit prêt à reprendre les pourparlers de paix avec les
Palestiniens immédiatement tout en prévenant que tout accord dépendait
de la reconnaissance du droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif.
Dit comme ça, ça n’a l’air de rien, d’un truc presque normal. Mais en fait, reconnaître le droit d’Israël à
exister en tant qu’Etat juif, cela veut dire qu’il serait possible d’en
exclure tous les habitants non-juifs. Et puis quoi encore ?
Mardi 19 mai > Pourquoi nous sommes devenus inutiles pour nos gouvernements
Les deux représentations qui suivent vont vous permettre de comprendre.
A. 1955-1975

Ici, la classe la plus importante est
la classe moyenne, les classes les plus aisées sont peu importantes et
la base des classes populaires est aussi réduite.
B. De 1975 à nos jours

Ici, la classe moyenne s’est disloquée,
une partie accède aux classes supérieures (ascension sociale) mais la
majorité est reclassée vers les couches populaires. Cela décrit un
phénomène d’enrichissement des plus riches et de paupérisation des plus
pauvres engendrant la disparition de la classe moyenne.
Pour faire bref, les classes moyennes
sont en train de disparaître, et les classes populaires, c’est-à-dire
pauvres, sont en surnombres. Les pauvres, c’est pas mal comme main
d’oeuvre, mais celles de la Chine coûtent moins chers qu’en France, et
elles ne vocifèrent pas dans la rue pour conserver la sécu, demander
une augmentation du smic ou encore je ne sais quel droit au chômage
devenu tout à fait impossible à financer. Les classes moyennes se
construites pendant les trente glorieuses, soit entre 1945 et 1974.
Ensuite ont les à tondues. Maintenant que la crise économique (qui,
n’en doutons pas, sera aggravée par la grippe A/H1N1) va créer des
millions de chômeurs, je vous pose une question : on va en faire quoi
des classes populaires ? Hein ?! Vous pensez que votre gouvernement
va vous entretenir en attendant des jours meilleurs (qui ne viendront
pas) ? Vous pensez que votre gouvernement se préoccupe de votre survie,
de votre bien être, de votre bonheur ? Laissez moi rire, nous ne sommes
que des chiffres derrière une virgule. Ce sont les mêmes qui ont
envoyés des millions d’individus crever dans des guerres inutiles qui
nous dirigent aujourd’hui. La même race. Leur préoccupation, ce n’est
pas vous, vos gosses, votre confort. Leur préoccupation, c’est de faire
tourner le système. Et si le système tourne mieux sans vous…
00:40 > Notre ami Chevalier Jedi
, de Buenos Aires, a retrouvé le discours de M. Hayden sur le site de la CIA > cia.gov
00:50 > La Jetée, de Chris Marker (Première partie)
envoyé par Mecanopolis.
Le Jetée, de Chris Marker (Deuxième partie)
envoyé par Mecanopolis.
06:45 > Plus
de 170 cas de grippe porcine ont été confirmés en quatre jours au
Japon, faisant craindre l’apparition d’un deuxième foyer autonome du
virus et donc d’une pandémie, alors que l’Organisation mondiale de la
Santé (OMS) a ouvert son assemblée annuelle.
La Grèce a enregistré lundi son premier
cas confirmé de grippe porcine, un Grec de 19 ans récemment rentré des
Etats-Unis, selon le secrétaire d’Etat grec à la Santé.
Devant les 193 Etats membres réunis à
Genève, la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, a annoncé le
maintien de l’alerte de niveau 5. Selon les critères de l’OMS, la
confirmation de l’existence d’un foyer autonome au Japon, hors du
continent américain d’où est parti le virus, justifierait le
déclenchement de l’alerte maximale de niveau 6, qui annoncerait
l’apparition de la première grande pandémie grippale du XXIe siècle.
Cent soixante-treize malades du virus
A(H1N1) sont désormais recensés dans l’ouest du Japon, où les autorités
ont fermé plus de 4.000 écoles.
Le nombre de malades a rapidement
augmenté depuis samedi dans les préfectures d’Osaka et de Hyogo, après
l’annonce de la contamination d’un lycéen de 17 ans de la ville de
Kobe, premier cas d’infection locale de la maladie au Japon.
Le virus, encore peu virulent et pour
lequel il n’existe toujours pas de vaccin, pourrait cependant muter en
une souche “beaucoup plus dangereuse”, selon les experts de l’OMS.
A ce jour, la maladie a officiellement
contaminé 8.829 personnes dans 40 pays de la planète, tuant 74
personnes, a indiqué lundi le numéro deux de l’OMS, le Dr Keiji Fukuda.
Ce bilan ne tient pas compte de
l’accroissement, annoncé ultérieurement, du nombre des cas aux
Etats-Unis. Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC)
ont indiqué que le nombre des cas probables et confirmés d’infection
était désormais de 5.123 cas dans 47 Etats et dans la capitale
Washington, soit plus de 400 nouveaux cas depuis vendredi.
Selon les autorités sanitaires mexicaines et américaines, 70 morts ont été recensés au Mexique et six aux Etats-Unis.
Le bilan de l’OMS ne comptabilise pas non plus le premier cas déclaré en Grèce, portant à 41 le nombre de pays touchés.
La Corée du Sud a enregistré mardi son
quatrième cas, une ressortissante vietnamienne de 22 ans en transit
dans le principal aéroport du pays.
En Amérique latine, le Chili compte
désormais cinq cas avérés et le Pérou trois, selon les autorités
sanitaires des deux pays. Au Panama, le nombre de cas confirmés a
grimpé à 59.
L’épidémie de grippe porcine pourrait
avoir “des effets notables” sur l’économie mondiale, a averti un haut
responsable du Fonds monétaire international (FMI), John Lipsky,
jugeant “difficiles à prédire” ses conséquences pour la croissance.
(AFP)