En plus des archives du Premier ministre, sont également concernées par cette décision celles du ministère israélien de la guerre, de l’armée, ainsi que tous les produits d’intelligence liés à la première décennie de la vie de l’entité sioniste, et qui ont été ouverts au public israélien.
Rapporté par l’AFP, l'historien israélien Tom Segev a dénoncé cette mesure la qualifiant de "tendance antidémocratique" dans la société israélienne.
En réponse aux justifications données par Freundlich à cette mesure, que « ces archives continueront à être classifiées de crainte d'atteinte à la vie privée des personnes mentionnées ou de leurs proches", Segev réplique : "S'il est légitime de ne pas dévoiler certains noms et de maintenir le secret sur des sujets ultrasensibles, interdire globalement de publier ou même de consulter ces documents, relève d'une démarche antidémocratique inquiétante et d'une volonté de masquer des fautes, voire des crimes de guerre passés ».
Pour sa part, l’Association des droits civiques en Israël a dénoncé le maintien du secret comme une mesure "arbitraire et injustifiée".
Selon le quotidien français Le Monde, en février 1995, les Archives nationales israéliennes avaient censuré des documents officiels concernant l'expulsion de Palestiniens pendant la première guerre israélo-arabe, en 1948.
Les Archives, qui relèvent du bureau du premier ministre, avaient publié quatre mille pages de protocoles des réunions du gouvernement provisoire israélien entre mai 1948, date de la proclamation de l'Etat hébreu, et avril 1949,.
Elles les avaient cependant expurgées de passages concernant l'exode des plus de sept cent mille Palestiniens qui ont fui l'avance de l'armée israélienne ou ont été chassés de chez eux, ainsi que des atrocités commises par l'armée israélienne, précise le journal français.
La décision du cabinet israélien a donné gain de cause au Mossad, à la Shabak (ou le Shin Beth), et au Comité de l’énergie atomique, dans leur contentieux qui a éclaté depuis trois années avec deux journaux israéliens, le Yediot Aharonot et le Haaretz, lesquels avaient saisi le tribunal, pour motif qu’ils refusent d’observer la loi des archives de 1955, qui permet au public de consulter leur documents 50 années après leur incidence.
SOURCE : http://almanar.com.lb