Raad harangue "les Occidentaux arrogants protecteurs du terrorisme israélien"
20/06/2010 Le chef du bloc du Hezbollah au parlement libanais, Mohammad Raad a accusé certaines parties de comploter de protéger l’entité sioniste, qui s’est mis dans des pétrins en raison des crimes qu’elle a commis ».
« les guerres contre le Liban et la Bande de Gaza, les menaces au programme nucléaire iranien, l’agression et la piraterie perpétrée contre la flottille de la liberté, l’ignorance chronique des résolutions onusiennes, l’irrespect des droits de l’homme, de toutes ces impasses, les comploteurs occidentaux tentent d’en sortir l’ennemi sioniste, pour sauver aussi son image et sa réputation » a affirmé Raad dans une allocution prononcée au cours de funérailles organisés dans le village sudiste de Zaoutar.
Le député du Hezbollah s’en est également pris à l’appel au secours d’Israël lancé par l’ex-Premier ministre espagnol José Aznar : « Hier encore, l’ex-ministre espagnol a révélé au grand jour les croyances des Occidentaux impérialistes à l’encontre d’Israël, en appelant tous les états occidentaux à le défendre et à courir à son secours, car s’il tombe, l’Occident tombera, car il constitue la ligne de défense première de l’Occident et de ses intérêts au Proche Orient ».
S’adressant à des parties internes, sans les nommer, Raad a critiqué « ces naïfs, si ce n’est pour dire ces conspirateurs qui veulent nous faire croire à des compromis avec l’ennemi, patronnés par ces états arrogants occidentaux » accusant ces derniers d’être « les protecteurs du terrorisme israélien, et son soutien dans ses crimes, et à leur tête les États-Unis, qui sont complices dans tout ce que commet l’ennemi sioniste, comme crimes contre l’humanité et comme terrorisme d’état organisé ».
Raad a évoqué le cas turc, qui « malgré ses relations amicales avec les États-Unis, son adhésion à l’Otan et son partenariat avec l’Europe, n’a pu obtenir de la part de ses soi-disant amis de l’Occident arrogant leur consentement pour la formation d’une commission internationale chargée de déterminer les responsabilités de l’agression contre la flottille de la liberté ».
« Voudraient-ils que nous attachions le sort du Liban à ces soi-disant amitiés avec les États-Unis et les Européens, pour évacuer l’occupant israélien de nos terres occupées ?? Cela fait trois ans et demi, depuis la guerre de juillet que nous attendons en vain les résultats de la diplomatie pour évacuer non pas les hameaux de Chébaa, mais la petite partie nord du village d’AlGhajar », a-t-il indiqué, révélant que « les réalités montrent que les Israéliens posent comme condition à livrer cette partie à la Finul, sans même qu’elle ne soit restituée à la souveraineté libanaise, que le Liban accepte des négociations directes avec eux ».
Estimant que le but étant « d’entrainer le Liban vers des pourparlers qui puissent aboutir à un accord entre le Liban et Israël ».
Selon le parlementaire du Hezbollah, « personne n’accorde rien gratuitement aux autres, nous les résistants sommes parfaitement conscients de cette réalité ; rappelant que c’est grâce à la longue lutte que l’ennemi a été contraint à se retirer ».
S’adressant à ceux qui prétendent que le choix de la résistance n’est pas entre ses mains, il leur a dit qu’ils n’ont désormais plus de place sur la table de dialogue, avant de rectifier leurs positions. Qualifiant leurs propos de « de camouflage, tromperie, manipulation , escroquerie, chantage, incitation, de duplication et de démagogie, qui ne parviendront pas à tromper l'opinion publique ».