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| Posté le 02 février 2009 à 12:46:37 EST par SOULEIMAN |
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La collaboration du Fatah à l'agression
sioniste
A Gaza, des ONG dénoncent la répression du Hamas, nous apprend le journal Le Monde daté du 30 janvier. Et
il semble bien que le Hamas ait fait preuve d’une brutalité extrême à
l’encontre de membres du Fatah, principale composante de l’Autorité
Palestinienne dirigée (?) par Abou Mazen. C’est
de cela que rend compte l’article du Monde qui cite des témoignages et
des déclarations d’organisations palestiniennes pour les droits de
l’Homme. Si ces condamnations sont nécessaires, il importe de situer
l’action des militants du Hamas dans le contexte de l’agression
sioniste avec ses bombardements quasi incessants d’artillerie,
terrestre ou de marine, ses raids aériens et l’action de ses unités
d’infanterie. Ce sont ces éléments de contexte qui manquent dans
l’article du Monde. Et justement, un article du journal espagnol El
pais nous fournit ces éléments de conteste. S’il stigmatise en termes
moraux le comportement des membres du Hamas à l’encontre des partisans
du Fatah, il nous donne un singulier aperçu des agissements d’au moins
une partie d’entre eux, agissements qu’on ne peut appeler autrement que
collaboration active avec l’ennemi en temps de guerre. D’où parfois
une « justice » expéditive mais aussi des militants du Fatah tués après
avoir ouvert le feu sur des membres du Hamas. De ce point de vue, la
façon de faire des militants du Hamas n’est en rien une nouveauté parmi les mouvements de résistance confrontés à un ennemi impitoyable. C’est
tout ceci qu’évoque d’une manière assez détaillée l’article ci-dessous
qui montre à quel point le Fatah est désormais discrédité et fait plus
partie du problème que de la solution pour la Palestine, même si des
militants du Fatah ont effectivement pris les armes pour lutter contre
l'agression sioniste.
L’autre sale guerre de GazaLe Hamas a tué une centaine de présumés collaborateurs du Fatah Par Juan Miguel MUÑOZ - Gaza – El Pais (Espagne) le 23/01/2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri C’est
un mélange de revanche, de division politique abyssale entre
Palestiniens, de haines, d’intérêts personnels et d’instincts les plus
primaires. Pendant les 23 jours qu’a duré le déchaînement incessant
d’Israël contre Gaza, le Hamas et le Fatah ont réglé leurs comptes au
milieu du chaos. Une guerre extrêmement sale. Tandis que les
combattants tiraient des roquettes, des dizaines de collaborateurs
d’Israël informaient l’armée de ce pays sur des objectifs à atteindre.
Il est certain que de nombreuses personnes sont mortes à cause de cette
aide à l’ennemi. Mais la réaction de la milice islamiste a été dure et
brutale. Plus d’une centaine de membres de cette cinquième colonne ont
été exécutés.
Le
1er janvier, date anniversaire de la création du Fatah, plusieurs
centaines de ses membres sont sortis dans les rues. Certains
distribuaient des caramels – manière traditionnelle de fêter une bonne
nouvelle – pour signifier la bienvenue des bombardements de l’aviation
israélienne. Masleh Reqab, professeur d’économie à Khan Younès, assure
que « des membres du Fatah exilés en Egypte téléphonaient à leurs
familles pour leur annoncer qu’ils rentreraient à Gaza d’ici trois ou
quatre jours. » On en était seulement au cinquième jour des
affrontements et beaucoup parmi eux pensaient que le Hamas ne
résisterait pas à des bombardements aussi violents. Mais le Hamas a
tenu bon. Dans quelques
quartiers de Gaza, les partisans de Fatah ont tenté de contrôler les
rues par la force des armes. Les policiers du gouvernement Hamas] n’ont
jamais cessé de patrouiller, mais sans les uniformes blancs qui en
faisaient des cibles faciles pour les hélicoptères et les avions
israéliens. Leur objectif était d’empêcher le renforcement des membres
armés du parti du président Palestinien Mahmoud Abbas. Et aussi les
pillages parce que les portes de centaines de magasins avaient été
soufflées par les bombes et qu’ainsi les marchandises étaient à la
portée de n’importe quel voleur. Cependant, la tenue civile des
policiers a accru le désordre.
Le
Hamas n’a pas pour habitude d’être clément quand il est question de
soutien à l’ennemi sioniste. Les tirs dans les jambes des
collaborateurs, considérés comme des traîtres absolus par les
fondamentalistes ont été fréquents pendant ces jours d’anarchie. «Il y
avait des hommes qui apparaissaient soudain avec une charrette pour
vendre des fruits secs et espionner la maison d’un dirigeant du Hamas.
D’autres s’en retournaient sans dommages aucuns dans des secteurs où
les militaires Israéliens étaient déjà déployés. « Il est pratiquement
impossible qu’ils n’aient pas apporté une aide à l’ennemi, » affirme
une source proche du mouvement islamiste. Une bonne partie d’entre eux
s’est retrouvée derrière les barreaux, mais à beaucoup d’autres, plus
téméraires, il est arrivé bien pire.
« Des collaborateurs ont été pris en flagrant délit en train de tirer
sur des combattants du Hamas pendant la guerre. Ceux là ont été tués
immédiatement. Les miliciens en ont exécuté plus d’une centaine.
Certains, déjà bien connus, ont été assignés à résidence chez eux avec
l’avertissement qu’on leur tirerait dessus s’ils quittaient leurs
domiciles, » ajoute la même source.
Ehab
el Ghosein, porte parole du ministère de l’intérieur, ne confirme ni ne
dément. « Nous avons arrêté, » a-t-il affirmé hier, « de nombreuses
personnes pour collaboration avec Israël. Ces dizaines de personnes
sont en cours d’interrogatoire. Les tuer est illégal, même s’il s’agit
de collaborateurs. Mais des événements se sont produits à la faveur de
ces jours de confusion. » El Ghosein indique que le ministre de
l’intérieur et Saïd Siam, un des chefs de la direction du Hamas, ont pu
être victimes de certains de ces collaborateurs. « Une enquête est en
cours, » précise-t-il.
Pendant
ces journées de guerre, les dirigeants du Hamas n’ont pas disparu dans
une clandestinité absolue. On pouvait en voir beaucoup à la télévision,
assistant à des funérailles. Ce qui a pu faciliter le travail de ceux
qui ont désigné l’emplacement de la maison ou Siam, tenant de la ligne
dure du Hamas, se réunissait avec d’autres chefs de son parti. Dans
certains cas, les collaborateurs ont disposé d’appareils dotés d’un
signal laser pour désigner le bâtiment que détruisaient ensuite les
avions israéliens.
C’est
une vieille histoire qui remonte aux années 1990. Et dans la lutte
sanglante pour le pouvoir que se livrèrent le Fatah et le Hamas pendant
un an, jusqu’en juin 2007, lorsque les islamistes prirent le pouvoir à
Gaza, il y eut également de nombreuses tentatives d’assassinat de
militants du Hamas, dont le premier ministre Ismaïl Haniyeh, qui fut
l’objet d’au moins deux tentatives de meurtre. Les affrontements
avaient atteint une violence inouïe en ces jours de juin. Et avec des
vengeances des uns contre les autres au cours desquelles le sang coula
abondamment.
mounadil.blogspot.com/
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