Faut-il souligner expressément l’article X de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 Août 1789, qui sert de « Bible » aux républicains français, laïcs et dirigeants politiques de tous bords : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public
».
Force est de constater que l’incurie du gouvernement danois frappé par une inertie des plus étranges de ses institutions et la tétanie de ses dirigeants n’auront finalement réussi qu’à jeter de l’huile sur le feu, à attiser des passions, exacerber de vives tensions face à la publication par un journal danois versant dans la surenchère, provocation et satire déplacée de desseins outrageants du prophète de l’islam et qui n’ont pas manqué de provoquer un véritable tollé dans la communauté internationale et de soulever une vague de réprobation unanime dans le monde arabo-musulman.
Alors que le royaume du Danemark s’illustrant par des prises de position incompréhensible et paraissant appuyer les auteurs de ces caricatures activant dans l’impunité de la liberté d’expression et ses dérives inadmissibles prônées par ceux qui sont de connivence, les principaux incriminés de cette machination répugnante se retranchent derrière l’unique alibi de la sacro-sainte liberté d’expression qui prétend tout expliquer, même l’inexplicable ainsi que les atteintes à la liberté de culte et de croyance qui sont bafoués face à cette puissante arme de la liberté d’expression qui peut même concilier des inconciliables.
Le problème de la liberté d’expression dans les sociétés occidentales est qu’elle n’est pas au diapason de la décence, de la liberté de croyance, qu’elle n’est pas raffinée, pas du tout calibrée, mal ajustée par rapport aux dimensions culturelles et religieuses extérieures pour pouvoir s’adapter à bon escient à la diversité confessionnelle, au droit du respect et au respect d’autrui pour qu’elle ne puisse plus s’adapter exclusivement par ceux qui l’ont prôné et érigé chez eux nonobstant qu’elle demeure obsolète et nulle sous d’autres cieux.
Le gouvernement danois rompu à sa position inflexible de surseoir à sévir devant la gravité des faits avérés et attestés indéniablement devant la réalité des faits qui parlent d’eux-mêmes prétend se défendre en invoquant la liberté d’expression qui semble avoir trouvé pignon sur rue dans ce pays liberticide, ouvert à toutes les dérives inimaginables mais pas ailleurs, ou l’ensemble du monde musulman a vivement été échaudé et a condamné énergiquement ces caricatures qui en disent long sur leur portée à long terme par ceux qui veulent défier le bloc arabo-musulman toujours aux avants gardes de la défense de la religion musulmane.
Mettre en exergue les caricatures de la honte sans que les gouvernements censés protéger les libertés afférentes à la religion et à la libertés de croyance prennent des mesures dissuasives à l’encontre des fauteurs de trouble et des organisations qui sont derrière montent que la démocratie débridée, après un long cheminement s’achemine vers des horizons incertains. De par son peu d’engouement à protester ou a ramener à l’ordre les détracteurs de l’islam, Copenhague a préféré cautionner ces agissements ignobles en laissant pourrir une situation endémique tout en refusant le dialogue avec des représentants de la communauté musulmane afin de dégonfler l’affaire ou tout indique de par sa position que les autorités danoises sont manifestement impliqués et il ne faudrait pas s’offusquer de la tournure qu’auront pris les événements avec le déchaînements des masses musulmanes qui ont incendié les représentations diplomatiques danoises et Norvégiennes en Syrie et au Liban, vu le parti pris flagrant de ceux à qui profite ce crime dans cette machination qui ne dit pas son nom.
Malgré les protestations des officiels arabes et musulmans, cette situation inédite a débouché sur l’ire compréhensible des masses musulmanes de s’en prendre à leurs intérêts et à tout ce qui peut représenter les « valeurs débridées » de plusieurs pays de la Scandinavie en boycottant leur produits afin de leur faire prendre davantage conscience de l’ornière dans laquelle ils se sont retrouvés face à leur gouvernement responsable du laxisme, et partisan d’une liberté d’expression synonyme de parfait alibi dans ces sociétés dégénérées, vampirisées. Face à ce crime impunie et devant la passivité des gouvernement danois et norvégiens, l’ire des masses populaires ne faisait que monter crescendo afin d’exprimer le mécontentement des musulmans qui rejetaient en bloc « la civilisation » occidentale qu’on dit civilisée et qui implose par ses contradictions internes et ses fléaux en progression exponentielle. Ces deux pays mis sur la sellette pour avoir failli à leurs obligations respectives et de ne pas avoir mis un frein à l’escalade programmée se sont accusés par eux même et c’est d’ailleurs un aveu de leur part que cette grotesque manipulation a trouvé pied dans les hautes sphères des deux gouvernements qui ne peuvent se contenter d’affirmer que ces journaux mis en cause qui n’ont reçu aucun rappel à l’ordre ont été bénis par cette liberté d’expression qui trouve son terrain de prédilection partout même en bravant tous les interdits.
De par leur manque de réaction à actionner l’appareil judiciaire afin de déférer les commanditaires responsables de la publications des caricature à scandale de nature à blesser les opinions religieuses, les autorités de ces deux pays auront a priori mesuré les conséquences de leur laxisme et prévu le déferlement explosif qui s’en est suivi dans le monde musulman car ce sont d’abord les autorités de ces pays privilégiant les dérives infamantes de la liberté d’expression qui auront échauffer les esprits déterminé à lutter contre l’arrogance de cette liberté d’expression débridée, nuisible, provocatrice, portant atteinte a la liberté de croyance et au culte confessionnel, prétendant tout expliquer, voire concilier des inconciliables.
Le gouvernement danois qui porte l’entière responsabilité des répercussions des actes impunies intolérables et qui mesure présentement les conséquences de cette affaire gravissime que des médias veulent minimiser a décidé de placer très haut sa liberté d’expression et son laxisme pour éviter d’avoir à rendre des comptes et à présenter publiquement des excuses redevables à la communauté arabo-musulmane. Ce faisant, il ne fait qu’élargir le fossé séparant les différentes civilisations au lieu de privilégier la cohabitation et le dialogue entre les différentes religions. Est-ce rationnel de la part des autorités danoises de cautionner même implicitement les dessins outrageants pour mettre toujours plus haut la barre de la provocation par le truchement de campagnes de dénigrement de l’islam et son vénéré prophète ou alors est-ce que les gouvernements musulmans ne devront–ils pas redoubler de vigilance et de fermeté en vilipendant les auteurs de ces vilaines calomnies, caricatures abjectes en jetant en prison les auteurs présumés et ceux qui les soutiennent tout en déposant une plainte auprès de l’ONU?. Ceux qui ont relayés ces caricatures de la honte se sont affichés publiquement par le biais de leur journal sarcastique guerrier afin de relever la cote de popularité d’une certaine presse à scandale condamnée à mettre la clé sous le paillasson et peu importe les moyens crapuleux utilisée puisqu’ils servent à maintenir en survie une presse agonisante.
On ne peut calmer une situation que des gouvernements ont contribué à envenimer en s’affichant ostensiblement pour apporter leur soutien à des journaux versant temporairement dans la satire (alors que ce ne sont pas des journaux satiriques ou à scandale) ou s’étant orienté dans la presse à scandale pour augmenter le chiffre d’affaire et faire mine de comprendre la réaction des masses populaires musulmanes dont la promptitude à réagir ne s’est pas fait attendre surtout lorsque d’autres organes de presse solidaires du journal danois ont décidé de reprendre ces caricatures en les faisant publier afin de montrer leur solidarité au royaume danois par qui le scandale est arrivé et qui fait de la liberté d’expression une institution qui a visiblement pignon sur rue dans la corporation journalistique.
Comble du paradoxe, l’arroseur arrosé croit avoir trouvé encore la parade en déposant une plainte suite aux incendies prévisibles dont a été la cible des ambassades danoises, norvégiennes en Syrie et au Liban. Et si on leur rétorquait que ces actes de vandalisme parfaitement compréhensible trouvaient leur raison d’être dans la liberté d’expression, que trouveraient-il à redire ?
Il est clair que les manifestations qui se sont déroules dans la quasi totalité du monde arabo-musulman conjuguées à la violence anti-occidentale auront eu raison de la figure de marbre obsolète affichées par plusieurs capitales occidentales, se retranchant derrière l’alibi préfabriqué de la liberté d’expression, et très peu soucieuse de dénoncer avec virulence les excès de la libertés d’expression et la publication des desseins outrageant passibles pour leurs auteurs d’une peine d’emprisonnement incompressible. Alors que cette affaire préméditée ne pouvait qu’exacerber des passions, aucune mesure coercitive n’a jusqu’à présente été prise pour déférer les auteurs de ces crimes devant des juridictions pénales. Cela ne peut s’expliquer avec une facilité déconcertante qu’avec la connivence du gouvernement danois de s’associer à ces turpitudes et toutes sortes d’obscénités qui cautionne les agitateurs de la presse danoise dont son souci est de provoquer plutôt que prévu le choc des cultures et des civilisations afin, éventuellement que
leur société qui ne fait que dégénérer, des sociétés sans conscience et sans religion fasse office d’exemple de « grande prostituée de l’Apocalypse ».
L’Europe croit avoir trouvé le sésame par l’absolution qui la dédouanera de tous ses crimes impunies depuis l’aube des temps ainsi que l’exutoire qui l’affranchira des maux innombrables qui rongent ses sociétés décadentes qui débordent de dégénérés en puissance et de malades qui gouvernent le monde.
Il n’est pas du tout exclu qu’en montant l’Europe contre ses partenaires, les manipulateurs qui ont orchestré cette vilaine machination cherchent à avoir les coudées franches en Syrie, au Liban, en Palestine, en Iran et ailleurs ou l’antiaméricanisme n’a pas chuté et fait progressé le cercle de ses émules. Même, la France est partie prenante de ces calculs sordides ou le quotidien France SOIR a repris à son compte les desseins outranciers en ajoutant une autre caricature plus insultante sur sa Une et accompagnée le tout d’un discours fanatique, provocateur, insultant, méprisant et haineux. Il s’avère que les journaux qui ont servi de relais à cette campagne ne sont que des instruments et s’il est difficile de croire que les actes de violence à l’égard des ambassades du Danemark et de Norvège, à Beyrouth, à Damas et à Téhéran soient le fruit de la spontanéité exprimée à juste titre sous forme de protesta, il demeure tout aussi difficile de croire que ce serait l’œuvre d’une manipulation par les islamistes de ces pays et encore moins par leurs services de sécurité qui auraient pu, néanmoins être approchés par les services américains afin de faire baisser l’antiaméricanisme européen, arabe en pleine effervescence et dresser les européens contre le monde musulman afin d’être en parfaite adéquation avec des plans d’attaque peaufinés par l’administration BUSH.
Et pourtant, à voir la persistance des musulmans à condamner les caricatures et l’obstination des Européens à assimiler cela à une remise en question de la liberté d’expression, il y a certainement « quelque chose de pourri au royaume du Danemark », aurait hurlé Shakespeare. Nonobstant une probable manipulation à des fins politiques et de stratégie militaire pour contraindre les européens à se lancer à la conquête de l’IRAN, le gouvernement danois porte incontestablement l’entière responsabilité de ces outrages intentionnés programmés à des fins et desseins blasphématoires représentant bien plus que les dessins eux-mêmes et allant au-delà de la portée des caricatures pour ne pas les avoir interdit, censuré et pire, rien fait, pour atténuer la tension et la fièvre qui s’est emparée du monde arabo-musulman.
En faisant son autocritique et son mea-culpa, le Danemark, la Norvège et la France incorrigible mesureront avec le recul que la liberté d’expression dont ils vantent fièrement leurs mérites et bienfaits n’était pas à la hauteur de ce qu’il espérait et redoutait et que, finalement, le jeu n’en valait pas la chandelle.