Welcome to La Voix des Opprimes
  Creer un compte
:: Accueil  ::  Téléchargements  ::  Votre compte  ::  Forums  :: Admin  ::
   
Menu
· Accueil
· Advertising
· Archives
· Contact
· Imprimer
· Liens web
· Recherche
· Recommandez LVO
· Sondages
· Soumettre un article
· Statistics
· Sujets
· Téléchargement
· Top articles
· Votre compte
 
En ligne
Bienvenue, Anonyme
Surnom/Pseudo
Mot de Passe
(Devenez Membre)
Adhésion:
Dernier: OumSoulaym
Nouveaux: 0
Nouveaux d'hier: 0
Tous: 7907

Public en ligne:
Visiteurs: 111
Membres: 1
Total: 112

Membres en ligne:
01: redaction
 
Langages
Selectionnez la langue de l'interface:

 
Lune
Click Image
Waning
Hijri 24 Ramadhan, 1431
Age since New 24.75161
GMT 11:25:42
Distance in Radii 58.114
370652 km at Equator
Longitude : 98.35705
R Ascension : -4.30375
 
Histoire: L'Islam agressé - Troisieme partie.
Posté le 27 août 2005 à 14:33:24 EDT par Amel

L'Islam agressé - Troisieme partie.

Par Hadroug Mimouni

Voyons maintenant un ouvrage arabe publié par des orientalistes: «Nafh At-tib» d’El Maqarri. Ici nous pouvons dire qu’il s’agit d’une «oeuvre» des orientalistes. Ils se sont mis à quatre: Dozy, Duat. Krehl et Wright, pendant quatre ans de 1855 a 1861. pour n’imprimer que deux tomes sur les quatre soit au total 1778 pages. Vous croyez qu’ils ont sorti une merveille Non! Ils reconnaissent, eux-mêmes, cinq mille fautes dans cette édition. S’il n’y a pas de faute dans Ibn Khaldoun, le mérite revient aux Egyptiens. Très peu de temps après, l’imprimerie Al Amirya de Boullaq, sortait au Caire « Nafb At-tib » en entier et sans faute. Cette imprimerie est une institution qui fait honneur a ses fondateurs. A elle seule, elle a publié au moins cinquante fois plus d’ouvrages que tous les orientalistes réunis. Les tafcirs de Tabari, Kortoby, Arrazi etc…Les lisan al ‘Arab, les Taj Al ‘Arouc, kitab Al Aghani, Ibn Khaldoun, mais en entier et d’autres et d’autres. Aujourd’hui encore des « éditeurs Libanais » font fortune en reproduisant ce que Al Amiriya a produit.

Mais cette institution, qui a rendu le plus de service a la culture arabe jusqu’a ce jour n’est connue que de quelques professionnels, tandis que le premier venu européen baragouinant un peu l’arabe est célèbre chez nous. Nous sommes vraiment ingrats quand il s’agit des nôtres. Il y a beaucoup de savants que l’on catalogue, injustement, comme orientalistes. Il faut faire la différence et ne pas commettre cette injustice. Les orientalistes sont ceux qui n’étudient le monde de l’Islam que pour mieux le faire dominer. Mais heureusement, il y a des savants qui ont étudie la civilisation musulmane dans un but scientifique. Il est très simple de reconnaître les uns des autres. Les orientalistes s’intéressent à la religion, à l’histoire, aux coutumes, c’est a dire uniquement ce qui peut servir à manipuler l’homme musulman. Les savants étudient la civilisation musulmane en tant que civilisation.

Lorsque H. Saladin étudié l’architecture musulmane, il apporte en tant que savant sa contribution à l’étude de l’architecture. Gustave Lebon n’était pas un orientaliste lorsqu’il a écrit «La civilisation des Arabes », c’est un savant multidisciplinaire, qui a traité cinq ou six sujets absolument différents, comme l’équitation, la psychologie, le nucléaire ou la photographie.

Golvin a étudié les arts populaires du Maghreb. Il a rendu, grâce à ses publications, un immense service et a contribué à faire connaître une culture. Un seul homme a été capable de faire connaître le génie littéraire arabe, c’est l’Egyptien Mardrus. Si l’on mettait tout ce que les orientalistes ont traduit des lettres arabes devant la traduction des « Milles et une nuits » de Mardrus, elles paraîtraient bien pauvres. La traduction de Ai Hallaj de Massignon serait une souris à côté d’un éléphant. Des hommes comme les professeurs Canard ou Pérès ont étudié la langue arabe par amour pour cette langue. Je ne cite que quelques exemples, pour que l’on généralise pas. A tous ceux qui ont été loyaux avec nous, nous apportons notre reconnaissance et notre estime, et comme disait si bien le Dr Khaldi: « Il y a celui qui avec nous est loyal, et il y a celui qui veut de nous le loyalisme ». (Longtemps les colonialistes avaient utilisé le mot « loyalisme » dans le sens de servilité).

MASSIGNON

La France préparait l’invasion du Maroc. En 1904 les Français ne disposaient, comme carte de ce pays. que de celle dressée en 1883 par Charles de Foucault. il leur fallait savoir si elle était exacte. Le jeune Massignon se changera en 1904 de ce contrôle. Il entra clandestinement au Maroc, « déguisé ». C’est lui qui le dit, mais il prétend que c’était pour vérifier sur place son travail sur les corporations marocaines. Mais alors pourquoi se déguiser? En 1901 l’orientaliste Montet parcourt tout le Maroc sans avoir à se déguiser. Montet était un honnête savant. Le 7 Février 1900, c’est à dire quatre ans auparavant, le professeur Auguste Molièras, titulaire de la chaire d’Arabe à Oran, « sans aucun appui officiel ou religieux », débarque à Tanger, se dirige vers Fez et ne quittera le Maroc que le 12 Mai 1900. Parlant de Foucault Massignon nous dit : « lui déguisé, passait pour un espion, alors que se seule et dure passion scientifique était de remplir un vide dans la carte du Moyen-Atlas marocain «. Le colonel Lehureaux qui était directeur des territoires militaires au gouvernement général de l’Algérie, n’est pas de l’avis de Monsieur Massignon. Il nous dit dans son livre sur de Foucault: « méconnaissable sous le tarbouch et la djellaba israélites, l’ancien viveur commençait sa vie d’humiliation volontaire, insensible aux railleries comme aux injures... Charles de Foucault a rédigé sur cette mémorable exploration, un ouvrage de premier plan, document d’une valeur incomparable. que l’on consulte encore de nos jours (1940) avec fruit et qui fut pendant longtemps le guide le plus précieux pour les chefs de nos troupes en opération au Maroc... Il jetait furtivement, sous l’écran de sa djellaba les notes, les chiffres, les distances, les côtes ». Et plus loin Massignon se découvre, il dit : « A la vérification de mon itinéraire préparé a Paris, la supériorité éclatante des relevés de Charles de Foucault m’apparait ». Tout s’éclaire : l’itinéraire, préparé à Paris, par les services spéciaux, Massignon pour la vérification. Au ministère de la Guerre, en France, on se demandait, s’il fallait compter sur la carte de Foucault. Cette carte paraissait si belle si précise qu’on n’y croyait pas. Quand on sait combien une erreur de carte peut être fatale à une armée, on comprendra pourquoi l’armée française tenait à en vérifier au moins une partie qui garantirait le reste. Et ce travail fut confié à Massignon. A son retour, Massignon prend contact avec Foucault par l’entremise de Lyautey, par lettre, en 1906.

En Novembre 1908, il rencontre Foucault à Paris, puis toujours à Paris.. en Février 1911. Lors de cette rencontre Massignon propose à Foucault de le suivre au Hoggar pour travailler avec lui. Foucault lui conseille d’aller plutôt au Caire pour le même travail. C’est ce qu’il fait. Que faisait Foucault au Hoggar? Il ne restait plus au Maghreb islamique qu’une seule organisation à lutter, les armes à la main, contre le colonialisme. C’était de Senousiya. Elle ne cachait pas son but de libérer l’Algérie et la Tunisie de l’occupation française, en partant du Sahara. Elle organisait, en plus de sa lutte en Libye même. des raids contre l’armée française dans les Oasis. Elle avait une stratégie : attirer le plus de forces françaises possible dans le Sahara, pays ou les hommes de la Senousiya étaient comme un poisson dans l’ eau. Les Français firent l’inverse. Ils dégarnirent la plupart des postes du Sahara. Foucault était au cœur du Hoggar et avait un courrier hebdomadaire avec le général Laperrine installé à mille kilomètres au Nord. Ce courrier lui apportait des vivres pour lui et pour ceux qu’il achetait de, l’argent et des directives.

Le courrier repartait avec tous les renseignements que Foucault pouvait fournir grâce à son réseau d’indicateurs. Il se proposa de former une unité combattante en plein cœur du Sahara. pour lutter contre les Senoussi. Un très important lot d’armes et de munitions lui fut acheminé. Il n’eut pas le temps de mettre son projet on exécution. car les Senoussi eux aussi espionnaient. A pprenant arrivée des armes. ils décidèrent de le liquider. C’est ce qu’ils firent le 1 Décembre 1916. Quand à ce « grand cœur » qu’était Foucault, selon certains milieux, laissons, ce partisan de la « Charité Chrétienne » parler: « Espérons que l’on pourra anéantir entièrement la troupe Senoussiste », écrivait-il : dans une lettre au Capitaine Duclos du 1er Septembre 1915, en réponse à des conseils que lui demandait le capitaine. « Je suis entièrement de votre avis sur tous les points. Sur la nécessité absolue d’une répression sévère des crimes commis, (ici il s’agit des mêmes crimes que l’on attribue à tout peuple voulant se libérer ou se défendre ) des désertions, des dissidences, des passages à l’ennemi, sur la nécessité de l’expulsion des indésirables, espions et semeurs de troubles, sur la nécessité d’interdire tout rapport à nos sujets soumis avec les ennemis insoumis, dissidents etc.. sur la nécessité de s’abstenir de négocier avec des indigènes ennemis, sauf au cas où ils viennent demander « l’aman » en faisant pleine soumission. Ne pas réprimer sévèrement, c’est enhardir les criminels et encourager les autres à les suivre, c’est perdre l’estime de tous, soumis et insoumis, qui dans Cette conduite, ne voient les grandir infiniment et nous diminuer d’autant. Que le lecteur algérien ne s’imagine pas que je me suis trompé de fiche. Ce n’est pas Bigeard, c’est bien Foucault qui a écrit cela. La Senoussia trouvait chez le peuple Algérien un grand appui, matériel et moral. Massignon, avait pour tâche de combattre cette confrérie en Egypte, tâche à laquelle il se consacrera deux ans comme « archéologue ». Il dit « qu’il a vécut au Caire deux ans en marge. Escapades violentes, déguisé an fellah, milieu de hors la loi, rage de comprendre et de conquérir l’islam ». Escapades violentes en milieu de hors la loi c’est ce qui explique l’assassinat de nombreux moqadams de la senoussya et l’attaque de caravanes d’armes.

Il ne faut pas oublier que par accord tacite l’Egypte devait rester chasse gardée pour les Anglais. Et Massignon ne pouvait pas agir librement. Ouvrons une parenthèse pour expliquer au lecteur ce qu’étaient Foucault,_Massignon et d’autres. Il y eut an France, après la défaite de 1871, une génération de Français qui ne pensaient qu’à la revanche Ils s’y préparèrent, par l’agression et la mainmise sur une grande partie du monde, qui devînt leur empire colonial. Source de matières premières et de chair à canon. Sur les 400.000 algériens mobilisés à la première Guerre mondiale, 250.000 y laissèrent leur peau pour et contre le roi de Prusse elles ces mêmes chiffres sont valables pour les Sénégalais, les lndo-Chinois et d’autres. Ils créèrent une puissante industrie de guerre. Cette génération de l’après défaite de 1871 s’était groupé autour de Drumond qui avait pour collaboration le plus intime, le jeune marquis de Morès.

Morès était l’ami intime de Foucault. Tout ce monde se disait Chrétien. Mais ils mettaient la France au-dessus du christianisme. Pour eux, c’est au christianisme de servir la France. Drumond accusait constamment les Juifs de trahir la France et pour lui marquer se réprobation, le pape Léon 13 posa, insigne honneur, en personne, pour le peintre Juif Dreyfus Gonzalès, dont le tableau fut exposé au salon de 1905, c’est-à-dire qu’entre les Français et l’Eglise les rapports n’étaient pas toujours au beau fixe. Quand à Morès, lui, après qu’un piège lui a été monté, piège dans lequel Drumond s’est laissé prendre, une affaire de dette d’honneur, il constitue une petite troupe pour combattre les Senoussi.

Il sera tué du côté de Ghadamès en 1896. Chenet Maurras prendra la suite de Drumond avec comme devise « la France d’abord » malgré son attachement à l’Eglise et ses positions bien moins anti-juif que Drumond, il sera excommunié an 1926, car il reprochait à l’Eglise de ne pas assez soutenir la France. Toute l’élite française a été plus ou moins maurrassiène, Pétain comme de Gaulle. c’est à ce monde qu’appartenait Massignon. Il le dit lui-même : « depuis sa jeunesse jusqu’à se mort, ce qu’il aurait aimé être, c’est de Foucault ». « Pour tous chrétiens oui, mais français avant ». La seule allusion que fit Massignon sur la guerre colonialiste que menait son pays au peuple algérien, a été une prière en 1956. A qui s’adresse cette prière? Les Chrétiens l’adressent dans ce cas à celle qui représente la douceur et la bonté à Ia Sainte Vierge. En tien non monsieur Massignon l’adresse à Jeanne d’Arc. De Gaulle aussi lorsqu’il fait allusion au christianisme ne parle que de St-Louis ou de Jeanne d’Arc. On reste entre soi.

Comment de Foucault a t-il pu capter la confiance de certains Sahariens? N’avait remarqué que les musulmans ont beaucoup de respect pour l’ascète. Et bien, lui le noceur, deviendra un Anachorète. Il vivait plus pauvrement que ceux qui l’entouraient et se privait pour leur donner. Pour toutes ces innocentes âmes, un homme qui vit près de la misère et qui distribue des richesses ne peut être qu’un saint; et bientôt, Allah pour le récompenser, ouvrira son cœur à l’Islam. Mais de Foucault ne se sacrifiait pas pour Dieu. Il se sacrifiait pour sa patrie. Massignon n’avait pas le courage de Foucault. Il utilisera l’hypocrisie. Tous les Occidentaux sont frappée par l’importance que le Musulman en général et l’Arabe en particulier, accordent à l’hôte « Dief Allah ». Si tu viens a nous O notre hôte... Il décida de se servir de ce noble caractère des Arabes.

Dans les premières années du vingtième siècle, c’était la course entre Anglais et Français pour les gisements de pétrole, avec les coups bas, les assassinats, les révoltes etc. les Français connaissaient la Syrie, la Palestine, mais n’avaient pas de renseignements sur l’Irak. En 1907, ils chargèrent Massignon d’une prospection dans ce pays. Ils se met an contact avec une noble famille arabe d’Irak, les Mussé, leur demandant de le renseigner sur Al-Hallaj et il termine sa lettre comme suit: « depuis un certain tempe, je me suie engagé dans la crainte de Dieu, dans le respect de ses prescriptions dans la différenciation entre ce qui est permis et ce qui est interdit. Mon intention est d’être sincère envers Dieu dans tout ce que je tais ». « Je me suis appliqué dans mes prières, espérant en Son pardon immense et Sa bonté » etc. Le pauvre devant Allah son serviteur Muhammad Massignon. En écrivant ceci en arabe, Massignon. Il est resté chrétien.

En se prénomant Muhammad, il est resté chrétien. Mais, les Alussi ne pouvaient s’imaginer qu’un homme qui s’intéresse aux soufis et qui écrit de la sorte soit un hypocrite. Leur noblesse les empêche de croire que l’hypocrisie soit à ce stade. Pour eux Massignon est à un doigt de l’Islamisation et il faut l’y aider. Il a besoin sans doute de quelques éclaircissements et ils comptent les lui donner. N’oublions pas que l’Islamisation de Chidiaq avait fait grand bruit et qu’elle était encore dans les esprits. Il demande aux Alussi de l’accepter comme « hôte de Dieu ». Ils le lui accordent. Il s’embarque de Marseille en direction de Basra. Il s’installe à Bagdad et se déguise, selon lui, « en vague costume d’officier turc an permission et chevauche au désert entre Kerbela et Nagaf ». Remarquons ce besoin de se déguiser. Au Maroc, an Egypte, an Irak, et c’est lui qui le dit. Le gouvernement turc d’abord n’avait jamais refusé l’entrés des territoires sous son pouvoir à un savant. Au contraire.

Nous disposons de dizaines de relations de voyages que des savants de toutes disciplines ont effectués dans ces territoires. Seulement les « agentes » savent que lorsqu’ils entrent officiellement pour un travail donné, un ou plusieurs des employée que l’on recrute, est un policier qui devient cuisinier ou terrassier. Massignon avait deux missions, la première était de savoir s’il y avait un moyen de jeter une communauté contre une autre, comme au Liban an 1864; et là, somme par hasard, la marine française serait sur les lieux pour « éviter un massacre ». La seconde était de savoir si cette région pouvait être une région pétrolière. On savait que tout le Moyen Orient regorgeait de pétrole mais où? Ce n’était pas là qu’il fallait chercher le pétrole, monsieur Massignon, mais plus au Nord, du côte de Mossoul. Seulement, s’il avait trop chevauché de ce côté il aurait subi le sort que subira le géologue Kilian, son compatriote, qui, lui, chevauchait trop du côté de Hassi Messaoud et Hassi Rmel. Lui aussi déguisé an bédouin. L’équipe du Major Bodley était là elle aussi. Kilman s’est trouvé « suicidé » dans sa chambre d’hôtel an Suisse. Massignon fut arrêté parles autorités turques et accusé d’espionnage. Les Alussi firent tout ce qu’ils purent pour lui éviter la potence. N’était le prestige de cette famille auprès du pouvoir turc et l’estime où il la tenait, ses membres auraient été accusés de complicité et auraient passé de mauvais moments.

Ayant accepté Massignon comme hôte, ils se devaient de le sauver. C’est la toute le différence entre l’Occidental et l’Arabe. Pour l’Arabe, être reçu comme hôte implique des devoirs et le premier devoir est la loyauté. Pour nombre d’Occidentaux être l’hôte, c’est profiter. Massignon devient membre du comité de rédaction de la « Revue du monde Musulman » avec le Chatelier comme patron. Il considérera le Chatelier comme un vrai « maure » et il finira par le remplacer à la tète de la revue. Qui est le Chatelier? Le lecteur va le connaître par ses écrits. Faisant une introduction à une étude de L. Bouvat, sur l’œuvre de L. Lammens, dans la Revue du monde Musulman de Juin 1914, il écrit: « le P. Lammens ne pouvait se tromper. Il a appliqué à l’Islam, les règles critiques de l’histoire des religions. Il reprend, dans la forme la plus moderne, l’ancienne lutte du christianisme absolu montre le Mohamétisme condamné. L’adversaire touche des épaules...

Le débat est seulement de savoir si l’Islam sort du ring bien ou mal en point, sous la lumière crue qui dissipe l’obscurité. Aucun doute la victoire de la vrai religion, contre la fausse religion est complète. Le P. Lammens, nous montre par son savant réquisitoire contre l’Islam tout ce qu’on peut tirer de la méthode. A ce moment, Massignon était l’un des sept membres du comité de la revue, et tout ce qui se publie dans une revue a l’agrément du comité de rédaction. Pendant la Première Guerre mondiale, nous retrouvons Massignon, comme capitaine, commandant le 2e bureau du général Brémond, chef de corps expéditionnaire français au Levant. Dans ses notes, il dit qu’il était dans l’Etat Major, sans plus. Mais une photo où il figure avec le général le désigne bien comme étant le chef du 2e bureau. Il nous dit sur cette période: « or j’ai bien connu Lawrence, nous avons été nommés tous deux, à égalité officiers adjoints de l’Emir Fayçal. Il est mort dégouté d’avoir été délégué chez les Arabes révoltés pour nous en servir, puis les lâcher » il y a là toute la différence entre les deux hommes. Lawrence, aventurier d’envergure dont s’est servi l’intelligence service, et Massignon, homme de métier.

Pour Lawrence, même les gangsters ont une loi et la respectent. Lawrence était outré du non respect de la « parole donnée ». Pour Massignon « la fin justifie les moyens ». La mission est accomplie: un pays qui était sous pouvoir islamique est passé sous pouvoir chrétien Franco-Anglais. il n’y a que cela qui compte. En 1920 Massignon devient le grand conseiller du gouvernement français pour les affaires musulmanes. Il est en même temps le grand patron de l’enseignement de l’arabe dans « la France et ses colonies ». Il créera un véritable réseau à travers le monde musulman et surtout arabe, sous couvert d’instituts. Et en utilisant ce qu’il appelle ses élèves. Il a créé une méthode diabolique. Pour obtenir un diplôme d’arabe, le candidat doit devenir, « comme un mort entre les mains de son laveur». Première obligation: correspondre personnellement avec Massignon. Dans la correspondance se glissent quelques questions pour lesquelles la réponse doit être un véritable mouchardage. Il lui faut compromettre le candidat. Les questions? Comme celle-ci : « je me suis laisser dire que un tel était en mauvais termes avec un tel, mais je ne fais confiance qu’à vous pour éclairer ma lanterne, car j’ai beaucoup d’estime pour les deux et leur discorde me fait de la peine ». Si le candidat ne répond pas comme un vulgaire mouchard, il pourra toujours courir pour être agrégé ou docteur.

La deuxième condition est de n’avoir aucun rapport avec les mouvements nationalistes. Prenez par exemple la centaine de noms d’universitaires nationalistes, tunisiens, algériens et marocaine, vous y trouverez des avocats, des médecins, des pharmaciens, des ingénieurs, mais pas un agrégé d’arabe. Les arabisants des mouvements patriotiques sortent de la Zitouna, d’El Qaraouiyine, ou ont été formés par l’Association des Ulamas d’Algérie. Mon frère Abdelkader me disait que «l’agrégation d’arabe n’est accordée aux indigènes par l’administration française que comme la médaille militaire aux tirailleurs, pour bons et loyaux services. Il ne faut pas confondre enseignants d’arabe et élèves des orientalistes. Nous avons eu de nombreux enseignants d’arabe qui ne devaient rien aux orientalistes, tout en étant fonctionnaires de l’administration française. Certains d’entre eux ont fait pour la langue arabe et pour l’Islam un travail qui les honore.

En général, ils ont fait leurs études sur place ou dans certaines Zaouia ou Médersas, comme le Cheikh Ibnou Zekri, qui a été un élève de Mazouna, cette école qui nous a donné tant de valeurs sous l’occupation française. Les Français ont voulu exploiter sa vaste culture et sa puissante personnalité et l’utiliser en le présentant à l’étranger comme un prototype de leur formation. Ils le nommèrent directeur du lycée franco-musulman. L’immense majorité des élèves de ce lycée participera plus tard, d’une façon active à la lutte de libération, soit en jounoud de l’armée de libération, soit en prenant des responsabilités dans l’organisation politique. Voici ce qui s’était passé bien avant. Le Cheikh Ibnou Zekri, accompagné du Cheikh El Mecheri Aouissi eut une réunion secrète avec le Cheikh Bachir Ihrahimi et Ferhat Eddarradji an domicile de mon frère Abdelkader, rue Zaatcha.

La rencontre de deux patriotes de cette envergure a évidemment débouché sur un accord: « que chacun travaille de son côté à l’objectif commun ». Cette parenthèse étant fermée, allons retrouver Massignon comme conseiller de tous les gouvernements qui se sont succédés an France, Massignon donnait les directives à suivre envers tel ou tel personne ou mouvement. Il recommandait la tracasserie administrative. Ainsi Hamouda Banseï qui le dénonçait, n’a pu entrer en possession de l’héritage de son père qu’au bout de trente ans et parce que l’Algérie était devenue indépendante. Voyant que les Musulmans étaient fiers de la qualité des Européens qui embrassaient l’Islam, alors que seuls les gosses mourant de faim se faisaient chrétiens, il résolu de frapper un grand coup. Il se fit dresser une liste des fils de grandes familles de Fez. Il fit étudier leurs caractères et il choisit le plus faible de caractère. Il finit par se faire recevoir par cette famille, par recevoir le fils en France. Il organisa son siége et le fils capitula. Sa famille et le monde apprirent qu’il est devenu prêtre. Ce ne fut ni un gain pour le christianisme ni une perte pour l’islam.

Mais lorsqu’on connaît l’attachement des belles familles marocaines à tout ce qui fait leur personnalité islamique, on comprendra le choc que cela fit dans ce milieu. Ce prêtre écrivit un livre, où il remarquait que les musulmans ne peuvent s’élever, car ils ne connaissent même pas la chaise, ils s’assoient par terre. C’était avant que l’Occident ne découvre le Yoga, qui a prouvé que la meilleure façon de se concentrer c’était de s’asseoir comme les musulmans. La deuxième opération réalisées par Massignon est l’affaire El-Ogbi. L’association des Ulamas musulmans algériens était la seule organisation, avant la Deuxième guerre mondiale que craignait l’administration, Son président fondateur Cheikh Abdelhamid Ben Badis, dirigeait le revue « Achihab » dont la devise était: « L’islam est ma religion, l’Arabe ma langue, l’Algérie ma patrie ». C’est clair, c’est net. On savait que l’on ne pouvait pas ébranler Ben-Badis directement. On choisit de le tourner par le biais de son père Si Mustapha. Contrairement à ce que dit Zorkali dans AI A’Lam, ni le père, ni le frère de Ben-Badis n’ont coupé avec lui. C’est grâce à l’apport financier de sa famille que Ben-Badis pouvait donner le pain à ses étudiants. Zorkali a été mal renseigné. Si Mustapha avait fait des emprunts à la banque d’Algérie et malheureusement il y eut deux mauvaises récoltes de suite. Millot, directeur des Affaires indigènes, un protégé de Massignon, convoqua le père, le fils Ben-Badis et quatre personnalités arabes.

Il mit devant eux le Cheikh Abdelhamid en demeure de démissionner de la présidence de l’Association des Ulamas, sinon il lui prouva, pièces en mains, qu’il pouvait ruiner son père. Pour toute réponse, Cheikh Ben-Badis répéta la parole de notre Prophète Muhammad (saluts et bénédictions d’Allah sur lui) aux Qoréïchites : « si tu mets la lune dans ma main gauche et le soleil dans ma main droite...». Le Khalifa Djelloul Ben Lakhdar, qui était l’un des quatre à assister à cette réunion, a été bouleversé par cette réponse. En sortant, il dit à ses trois compagnons: « prenez garde a cet homme, c’est un wali Allah; quiconque touchera a un de ses cheveux ou dira du mal de lui, qu’il se prépare à l’enfer ». On visa alors Cheikh El Ogbi, qui était le plus célèbre des Ulamas après Ben-Badis, d’autant que son activité était à Alger. On pouvait voir des anciens truands avoir les larmes aux yeux pendant le prêche de Cheikh El Ogbi.

En 1935, le front populaire arrive au pouvoir en France. Dans son programme, il se faisait fort d’appliquer une nouvelle politique en Algérie et de répondre à bon nombre de revendications, entre autres, la restitution des biens Habous à un organisme musulman. Ces biens, qui représentaient des centaines de milliers d’hectares, étaient détenus sans titres par la grosse colonisation. Le temps ayant fait son oeuvre, peu de personnes pouvaient en donner la liste. Mais il était notoire que l’Imam Bendali, surnommé Kahoul, les connaissait bien, Le scénario fut simple : supprimer Bendali et rejeter le crime sur El-Ogbi C’est ainsi que Bendali a été assassiné et El-Ogbi accusé d’être l’instigateur sur les aveux d’un pauvre bougre, qui, en réalité n’avait pas assassiné Bandali; car le véritable assassin était un Espagnol sorti de prison pour la cause. Massignon contacta El-Ogbi en prison, et lui promit de le sauver, à condition que plus tard, il se retire de l’Association des Ulamas.

El-Ogbi, complètement désarçonné accepta le marché. Il fut acquitté. Il se retira de l’Association petit à petit, et jamais il ne prononça un mot contre ses anciens compagnons. El-Ogbi a plié sous le fardeau, il le déposa. Le soi-disant assassin de Bendali expira quelque temps après en prison. Tout ce scénario a été monté par Massignon. Depuis cette affaire, sans ses écrits, le Cheikh Ben-Badis ne le nommait plus que « l’ennemi astucieux ». En 1939, il n’y avait que deux puissances qui se croyaient assez fortes à elles deux pour diriger le monde, la France et l’Angleterre. Pour le monde arabe, la Palestine posait déjà un problème. Au cours d’une Conférence — directives prononcées devant les responsables de la politique musulmane française, juste avant la guerre, Massignon leur fait remarquer: « l’importance des Lieux Saints de la Palestine, où on le voit, la revendication musulmane s’affronte avec les droits d’Israel et la volonté chrétienne ». Devant un pareil aérophage, un responsable comme Massignon calcule ses mots. Pour les Musulmans, il s’agit de revendications, que l’on peut accorder ou pas. Pour Israel, ce n’est pas le droit mais les droits. Quant à la volonté chrétienne, en l’occurence la France et l’Angleterre, c’est leur volonté qui décidera.

Mais d’avance, il annonce, la couleur, pour ce qui est des Musulmans, il ne s’agit que de revendications, pour Israel, des droits. Si avec cela, on ne comprend pas... Puis se fut la guerre, la débâcle française, Massignon parcourra le monde musulman, dans l’espoir de faire quelque chose. Echec total. Le monde avait les yeux sur l’Allemagne, la Russie et l’Amérique. A la fin de la guerre, il reprend du service, mais le temps où il suffisait à la France d’appuyer sur un bouton pour élever ou abaisser n’est plus. En avril 1952 le Cheikh Bachir El Ibrahimi, président de l’Association des Ulamas après la mort de Ben Badis, lui consacre deux articles dans le journal de l’Association El Bassaïr, articles comme il était le seul à savoir en écrire. Toute sa vie, après 1920, Massignon était irrité de s’entendre surnommer le « petit Lawrence », ou le « Lawrence français ». Il aurait voulu crier, hurler: « j’ai risqué plus que Lawrence ». Mais la continuité de son travail lui interdisait de le faire.

Il était viscéralement jaloux de la publicité dont bénéficiait son compère anglais. De plus, Lawrence, lors de leurs rencontres, devait lui montrer un peu de mépris, comme le font les anglais lorsqu’ils sont en position de force face aux français. Mais Massignon tenait à ce que l’on sache que lui aussi a couru des risques, qu’il s’est mêlé à des milieux interlopes, qu’il a roulé les Arabes, qu’il a vécu une aventure. Il laissera à son élève, Vincent Monteil, un ouvrage à publier à sa mort. L’ouvrage l’a été sous le titre « Parole donnée ». Nous connaissons la vie de Massignon avant la publication de cet ouvrage, mais il nous manquait des preuves écrites sur ses agissements. Massigon vient de nous les donner sous forme d’aveux.

LES AGRESSIONS

Depuis sa naissance, l’Islam subit la même croisade. Selon les circonstances, c’est tel ou tel de ses ennemis qui en prend la tête et selon les circonstances c’est sous telle ou telle forme qu’elle est menée. Mais celui qui la mène est sûr d’être soutenu par les autres, en dépit des divergences qui peuvent exister entre eux. On a l’impression qu’un organisme coordonne l’action de tous les ennemis de l’Islam, pourtant adversaires entre eux dans d’autres domaines. Il n’en est rien et ils n’ont pas intérêt à l’avoir. Mais chaque fois que l’un d’eux attaque l’Islam, sous n’importe quelle forme, ils lui apportent leur concours et ils savent instinctivement ce qu’ils doivent lui donner. Ils l’appuient à charge de revanche, et à condition que cela ne touche pas leurs intérêts supérieurs. Les Musulmans ont un exemple récent, dans l’affaire de le Palestine. Tant que Hitler était menaçant et que les Arabes pouvaient, d’un coup de tête, changer la situation au Moyen-Orient. Les alliés n’ont pas soutenu à fond le sionisme. Une fois Hitler vaincu, les Arabes ne présentant plus aucun danger potentiel, l’appui à Israel a été total. Ses comparses lui ont offert tout ce dont il rêvait, diplomatiquement, militairement et financièrement. Diplomatiquement, les Américains et les Russes se vantaient chacun d’avoir été les premiers à reconnaître Israel.

La presse du monde entier bavait sur les Arabes. Dans tous les pays non musulmans, l’unanimité était totale. Le même article, sur les Arabes, pouvait être logé dans n’importe quel journal d’Europe ou d’Amérique. Jamais une telle unanimité n’a été réalisée, même pas contre le nazisme. Et pourtant, des dizaines de milliers d’Arabes venaient à mourir pour aider à libérer cette Europe. Des millions de Maghrébins ont souffert de la famine pour ravitailler les troupes Suisses en Italie. Le veuve de Roosevelt a dirigé un commando de matrones américaines pour bombarder d’œufs le Prince Faycal, chef de la délégation saoudienne à l’ONU. La police a laissé faire. Les armes affluent de partout, de Tchécoslovaquie, de France, des USA, tandis qu’aux Arabes, on vendait à prix d’or, des armes que l’on sabotait auparavant. Aux USA, le Congrès votera une loi assimilant les mouvements sionistes aux oeuvres d’intérêt public, c’est-à-dire que les dons faits à ces organismes pouvaient être comptabilises comme frais généraux, au même titre que ceux offerts à la Croix Rouge par exemple.

En France, le gouvernement prit La décision brusque de déclarer sans valeur les billets de cinq mille francs, officiellement pour diminuer la masse monétaire, mais par un tour de passe passe, ce fut une aide à Israel. Ainsi, sans s’en douter, même les Arabes, sous domination française à l’époque, ont apporté leur contribution aux sionistes. Depuis plus de trente cinq ans, l’affaire palestinienne bloqua le monde musulman en général, et le monde arabe an particulier, Cette affaire fait le bonheur de tous les autres. L’émiettement, le division, l’antagonisme, si ce n’est L’hostilité dans le monde musulman est un pain béni pour les non musulmans. En l’affaire palestinienne, les pays anti-musulmans ont trouvé une rente, sans avoir à déposer de capitaux. Un vote aux Nations Unies, ou une simple déclaration hostile aux Palestiniens, provoque l’affolement du monde arabe. Cela tournoie, s’agite, se réunit et on finit par envoyer des émissaires, des délégations dans toutes les capitales du monde pour quémander le retrait de cette déclaration. Qui quémande est en état d’infériorité, alors ce sont de discrètes promesses de marché pour les pays industrialisés et des subsides pour les pays pauvres. Voyons maintenant comment l’ennemi approche les problèmes.

Kadmi Cohen, un des maîtres à penser des sionistes, écrivait dans son livre: «L’Etat d’Israel », paru en 1930 ce qui suit: « il n’est pas indispensable qu’un pacte formel lie le sionisme avec le Vatican. Ce ne sont pas les engagements écrits qui tiennent le plus fort. Une entente tacite basée sur des avantages réciproques suffirait ». Cet accord tacite sera réalisé à New York. En effet, le 16 Septembre 1941, M. Myron Taylor, représentant de M. Roosevelt au Vatican, déclare au Saint Père que son gouvernement envisageait la création, après le guerre d’un Etat juif libre et indépendant en Palestine. Il lui communique l’accord réalisé entre M. Barruch, chef de la communauté juive américaine, et le Cardinal Speilman, chef de la communauté catholique américaine. IL est à remarquer que cette déclaration a été faite trois mois avant l’entrée des Américains au guerre.

Et comment les nôtres se font piéger ? Le dernière trouvaille du clan pro-sioniste a été la menace de transférer les ambassades de Tel-Aviv à Jérusalem. Grand branle-bas de combats, de délégations, proclamations, interventions, démarches pour éviter ce geste qui va porter préjudice eux Palestiniens. Du vent...du vent... du vent. Nous ne saurons jamais ce que les Arabes ont cèdé pour que cette menace ne soit pas mise en exécution. Réfléchissons un moment à cette question. Si tous les pays ayant des relations diplomatiques avec Israël, transférant leur ambassade à Jérusalem, en quoi cela changerait-il la situation des Palestiniens ? Maintenant posons une autre question. Si tous les Etats rompent leurs relations diplomatiques avec Israel en quoi cela changerait-il la situation des Palestiniens ? En rien ! Dans un cas comme dans l’autre on me dira qu’au contraire, cela mettrait légalement, juridiquement et internationalement Jérusalem sous souveraineté israélienne, Jérusalem serait alors une ville juive gouvernée par les juifs. Et qu’en est-il actuellement ? Si les Arabes s’imaginent libérer légalement, juridiquement et internationalement le Palestiniens, ils pourront attendre que fleurisse le sel. On me soutiendra qu’une fois les relations rompues avec le monde entier, un embargo sur les armes serait décrété et qu’Israel serait privée d’armes.

En 1967 De Gaule avait décreté un embargo sur les armes à destination d’Israel et jamais ce pays n’a reçu autant d’armes de France. C’est pendant cette période qu’il constitua sa marine en allant prendre livraison des vedettes à Cherbourg. On cria au vol, mais tout le monde était de connivence, Pompidou comme Chaban Delmas. Quant aux armes et à leurs pièces détachées, elles portaient simplement à la déclaration de douane : « banania ». Ceci a fait une plaisanterie chez les dockers français : « banania c’est peut être léger à l’estomac mais lourd sur les épaules ». Eh oui! De Gaulle, que beaucoup d’arabes croient etre ami. Il fut un des pires et des plus hypocrites ennemis des Arabes. En 1963, il croyait utiliser l’Algérie comme tête de pont pour dominer économiquement le monde arabe. Il s’imaginait, qu’après leur indépendance, les Algériens allaient lui servir de chiens de chasse. C’était sans compter sur l’esprit de l’armée de libération, qui allait maintenir sa fille, l’armée nationale populaire. Pour éclairer les musulmans sur la personne de De Gaulle, je dirais simplement qu’il a pris, lorsqu’il était au pouvoir, deux premiers ministres.

Le premier a été Michel Debré, petit fils de l’ancien grand Rabin de Paris, le second a été G. Pompidou, issu de la Banque Rothschild. Son chantre et intime était Malraux. Je donnerais aussi ces deux anecdotes pour éclairer le personnage. Quelques mois avant de mourir, Roosevelt faisait une tournée en mer. Il invite De Gaulle à venir le voir en Méditerranée. « Je ne suis pas un roitelet arabe » lui répondit-il, faisant ainsi allusion à Abdelaziz Ibn Séoud qui venait de rencontrer Roosevelt en Mer-Rouge. Cela donne l’occasion au journal « La nation algérienne » d’écrire : « Monsieur De Gaulle, Ibn Séoud a libéré son pays les armes à la main, et à la tête de ses hommes, non pas derrière un micro à Radio Londres et grâce aux armes anglo-américaines. » Devant un cercle d’intimes, quelqu’un osa prononcer l’expression: « civilisation arabe ». Il fut interrompu par De Gaulle par ces termes : « Comment osez-vous donner aux Arabes une civilisation alors qu’ils n’ont même pas construit une route ». Si De Gaulle avait quelques notions d’économie, l’intendance comme il aimait à dire, il aurait vite compris que les Arabes n’avaient que faire des routes, avant l’invention de la traction mécanique, puisqu’ils disposaient de bien mieux le cheval pour le transport des personnes et le chameaux pour celui des marchandises. C’était plus rentable, plus pratique que le char à bœufs ou que la diligence. Revenons à l’affaire de Palestine. « Juridiquement », « légalement » et « internationalement » ne sont que des mots qui changent de sens selon la situation créée. Le droit qui me donne tort alors que j’ai raison, je marche dessus et je l’oblige à me donner raison. Il y a toujours un moyen. Il s’agit de le trouver et de l’utiliser. Nous avons un exemple.

L’Algérie était un territoire français. Ceci était connu, juridiquement légalement et internationalement par le monde entier, même par tous les pays musulmans indépendants, puisqu’ils entretenaient tous des Ambassades à Paris. A la constitution de l’OTAN, l’Algérie était inclue juridiquement légalement et internationalement dans le système de cet organisme comme étant trois départements français. Dans le monde entier, les Algériens étaient juridiquement, légalement et internationalement considérés comme citoyens français et non comme sujets. Le 5 Juillet 1962, tous les pays du monde reconnaissent, juridiquement et internationalement, que l’Algérie est un pays indépendant et que ses habitants sont des citoyens Algériens. Que s’est-il passé? Ce pays a-t-il change de place? Ses habitants ont-ils changé de formes ou de peaux ? Ce sont les fils de ce pays qui ont obligé le juridiquement, le légalement et le internationalement à changer du tout au tout. Ils ont su prendre le chemin qu’il fallait pour cela et leur seul mot d’ordre a été : « Allahou Akbar ! »

Jamais un autre, quel qu’il soit, ne résoudra les problèmes des musulmans. Quelle était belle la devise du Cheikh Ben Badis, qui paraissait sur la couverture de chaque numéro de sa revue « Ac-Chihab » : « Agissons en comptant sur nous même et reposons nous sur Allah ». Cette devise fut celle des Algériens dans leur lutte de libération, elle est celle de nos frères du Sud Liban comme des Afghans. Nous avons vu et nous voyons les résultats. Ah ! Si nos frères Palestiniens en avaient fait de même, il n’y aurait plus de problème Palestinien depuis longtemps. Mais ils ont préféré compter sur Azzam, Farouk et Nouri Said, et se reposer sur l’ONU. Actuellement, l’offensive anti-islamique est tous azimuts, Militaire, Economique, Culturelle. Militairement, quel est le pays musulman, voulant être maître chez lui, qui n’est pas menacé, directement ou indirectement.

Quand c’est indirectement, c’est malheureusement, souvent, par un autre pays musulman. S’il n’y a pas d’attaque, c’est la tension aux frontières, la menace et toujours pour des questions de prestige ou de soi-disant idéologie. On est arrivé même à créer une haine entre peuples frères en attisant le chauvinisme. Cela est très grave, car si les dirigeants, eux, finissent par disparaître, les peuples, eux, resteront, et il serait malheureux que la haine reste en eux. Cet état des choses, pousse les dirigeants à dépenser des sommes faramineuses en armement, sommes qui auraient fait le bonheur de leurs peuples, si elles étaient consacrées à des travaux d’utilité publique, comme les universités, les hôpitaux, les routes ou les barrages.

Mais ces sommes font le bonheur des arsenaux des ennemis de l’Islam. Une grande partie des armes modernes est créée grâce à l’argent des musulmans. Cet argent paya largement les bureaux de recherches. Quand Israel reçoit des armes des Occidentaux, il ne reçoit en réalité que sa commission de courtier. Il est la cause principale du surarmement des pays arabes et il se considère en droit d’exiger se part de provocateur.

Economiquement le pillage du monde musulman dure depuis plus d’un siècle et demi. Tout a été volé, depuis le pétrole jusqu’aux manuscrits. Les bibliothèques nationales de l’Europe, le Louvre et le British Muséum ne sont que d’immenses dépôts d’objets volés. Un journaliste algérien a calculé que pour une tonne de minerai de fer extraite de son sol et exportée, l’Algérie recevait la valeur d’une paire de ciseaux. Pour tout le pétrole extrait de son sol, l’Arabie Saoudite recevait annuellement 600 millions de dollars, l’Irak, la Libye, la Koweït, l’Iran, l’Indonésie recevaient beaucoup moins. Le plomb et le phosphate marocain, le phosphate tunisien subissaient le même sort, et j’en passe... Le canal de Suez est un exemple frappant. Aujourd’hui le pillage a pris d’autres formes encore: Etudes, industrialisation, grands travaux etc... De jeunes économistes et sociologues musulmans ont souvent traité ce sujet et d’une façon magistrale.

Nos jeunes savants seront-ils un jour écoutés? On parle beaucoup de l’invasion culturelle et de son impact sur la pensée musulmane. En réalité jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’invasions. C’est de l’intérieur même du monde musulman que le pourrissement s’opère. Pour ce qui est de l’écrit le monde occidental publie pour lui-même non pour nous. Ce que nous lisons en français ou en Anglais est loin d’être nocif, au contraire. C’est grâce à la connaissance des langues occidentales que le monde musulman possède une élite. Dans le monde occidental, vous avez le choix et vous avez surtout la critique. Il y a un métier de critique. Il y a également des auteurs d’opinion contraire qui publient des ouvrages entiers pour contredire et combattre les idées de leurs adversaires. Par contre, dans le monde arabe, il est rarissime de lire la critique d’un livre qui vient de paraître. Lorsque, par hasard, un journal arabe parle d’un livre, c’est pour en faire l’apologie. Tout le monde, il est beau, tout le monde il est bon, alors que sur dix livres paraissant an arabe, huit n’ont aucune valeur. Il est vrai oui que l’auteur arabe à la peau chatouilleuse.

Il y eut pendant une décade environ, des critiques arabes de classe, les Rafi’i, les Zeyat avec sa « Risalat ». Pendant longtemps les Arabes se sont imaginés que Sartre et de Beauvoir étaient les représentants de le Pensée française. Parce que, pratiquement les seuls à être traduits, alors qu’ils s’agissait de deux juifs qui ont amusé le public français pendant un certain temps. Il ne maîtrisent même pas la langue française. Roger Pierrefite leur a consacré quelques pages de son livre “Dossiers Secrets » où il les tourna en ridicule, mais quel est le lettré arabe qui connait Mauriac, Céline, Theihard du Chardin ou Claudel ? Il n’y a pas cinquante Arabes qui ont lu « Bagatelle pour un massacre » de Céline. Il y dénonçait, preuves en mains, la main-mise des Juifs sur la France.

Profitant de l’après guerre, ils ont fait retirer même les exemplaires qui se trouvaient dans les bibliothèques. Il a écrit entre autre “Voyage au bout de la nuit » qui est une dénonciation du colonialisme. Albert Memmi qui est un philosophe juif a dit de lui : « Hélas ! c’est un grand écrivain ». Qui a lu Pierre Rossi en arabe ? Personne pour la bonne raison que ce n’est pas le genre d’auteur que nos « éditeurs » publient.

Faisant une analyse de son livre « La guerre du pétrole », Bennabi concluait: « Cet ouvrage doit être sur la table de chevet de tout responsable arabe ». Nous savons que Bennabi était loin d’être un flatteur. F. Rossi a écrit un autre ouvrage: « Isis ou l’Histoire vraie des Arabes », un monument ! C’est l’ouvrage qui m’a le plus appris sur l’origine des civilisations et l’histoire des Arabes. Mais silence ! Rossi dérange, bouscule les idées reçues. Je cite Rossi comme exemple. Il est l’auteur que les Arabes ont intérêt à lire plus que tout autre. Eh bien non ! On ne traduit pas Rossi, mais Sartre, de Beauvoir et leurs émules. Voila pourquoi, certain Ulamas partent en guerre contre ce qui se publie en Occident, s’imaginant que tout est de cet acabit. Il arrive que l’auteur d’un bon ouvrage s’acharne à le publier en arabe. C’est le cas du Dr Bucaille par exemple. Dans ce cas, la traduction est faite d’une manière telle que l’ouvrage n’a plus le sens qu’il avait. Malgré ma mise en garde, le Dr Bucaille a fait confiance.

Il a été obligé de faire refaire une nouvelle traduction qui espérons-le sera bonne. Nos ennemis savent que certains ouvrages sont d’une telle célébrité qu’ils finiront par être traduits par d’honnêtes traducteurs et qu’ils seront utiles aux Arabes. Dans ce cas, on procède à une traduction qui les vide de ce qu’ils contiennent d’utile. C’est le cas par exemple de « La civilisation des Arabes » de ( Gustave Le Bon qui est un monument dans son texte français. Adel Zaitar a réussi à en faire une simple nomenclature, car il ne fallait pas que les Arabes aient cette notion de leur passé. Un autre ouvrage subira le même sort. Il s’agit du « Le meilleur des mondes » d’Aldoux Huxley. Cet ouvrage a valu à son auteur le prix Nobel en 1930, quand ce prix voulait dire quelque chose, avant qu’il ne soit attribué à un criminel comme Begin.

Ce livre, d’une puissance extraordinaire, est une dénonciation de la civilisation occidentale et du chemin qu’elle prend. Trente ans après Huxley publia un ouvrage ou il énuméra ce qu’il a prédit et qui s’est réalisé. Il prévoit en 1930, que cette civilisation finira par reproduire l’homme dans les éprouvettes, qu’il sera conditionné et programmé avant sa naissance, que tout ce qui est du spirituel disparaîtra. L’homme n’existera que pour produire, consommer et jouir, il ignorera toutes les valeurs morales. L’histoire d’un peau rouge né et ayant grandi dans uns tribu isolée et jeté brusquement dans cette société, servira de trame à Huxley pour développer sa pensée. Il ne fallait pas que les Arabes lisent ce livre, car ils réfléchiraient sur la civilisation occidentale et perdraient leurs complexes. Monsieur Taha Hussein se chargea de traduire ce livre. C’est un nom qui fait confiance puisqu’il est « douctour » de la Sorbonne. Il réussira, ou on a réussi pour lui, à ne retenir que la trame, c’est à dire, l’histoire du peau rouge désorienté et il éliminera toute la philosophie que contenait l’ouvrage, c’est à dire l’essentiel.

Si bien que d’un ouvrage d’une haute portée philosophique, il fit un roman d’anticipation, plutôt comique. J’ai fait un test. J’ai prêté cette traduction à Si Ahmad Sahnoun, le meilleur analyseur de livres que nous ayons. En me le rendant, il me dit : « Tu m’as fait perdre mon temps, page après page j’attendais quelque chose de sérieux et rien n’est venu. Une historiette quelconque ». Voilà ce qu’a tiré un lettré arabe perspicace de la traduction de Monsieur Taha Hussein. Il est curieux de constater que ces trois ouvrages ont été publié par le même éditeur. Comme on le voit ce n’est pas ce qui se publie en Occident qui est dangereux pour nous. C’est le choix qui est fait par nos « éditeurs et nos traducteurs ». Tout le monde sait que ce choix est fait par les services culturels des Ambassadeurs à Beyrouth.

Le traduction est offerte et les frais d’impression sont payées sous forme d’achat d’exemplaires. Les droits d’auteur sont eux aussi payés par les Ambassades, Les éditeurs ne sont que des prête nom. Tous ceux qui s’intéressent au livre savent que tel éditeur travaille pour tel pays et tel éditeur pour tel autre. Le plus malheureux, c’est que les quelques éditeurs honnêtes sont considérés par leurs collègues véreux comme des imbéciles. Je ne veux pas dire qu’il faut laisser la littérature d’Occident inonder le monde arabe, mais il nous faut être très prudent. Les problèmes de culture sont très délicats et il y a des gens capables de considérer un manuel de gynécologie comme un livre de pornographie. Le problème de la production écrite en arabe est malheureusement plus grave que tout cela.

Le fond du problème est le niveau de ce qui s’écrit en arabe. Le moindre petit livre occidental se révèle mieux fait que n’importe quel livre écrit en arabe. Il n’est pas de langue qui ne voit une partie de sa production traduite en quatre ou cinq langues. Certains livres sont traduits en trente langues. Seule la production arabe n’est absolument pas traduite. Il ne faut pas croire à un parti pris. Les oeuvres des anciens Arabes, qui eux savaient écrire, sont traduites dans toutes les langues. Les mille et une nuits est une oeuvre connue dans la monde entier. En français seulement, elle a été publiée en une vingtaine d’éditions, depuis l’ouvrage d’art jusqu’a l’édition populaire.

La muqqadima d’Ibn Khaldoun est encore une source de profit pour de nouveaux traducteurs et il n’y a pas un sociologue ou un historien dans le monde qui ne la connaît pas. Si l’on ne traduit pas la production arabe moderne, reconnaissons-le, c’est qu’il n’y a rien qui vaille le peine de l’être. Etre écrivain est un métier, c’est une profession. Le monde arabe fait de l’amateurisme. Il est vrai qu’avec un public régit par vingt réglementations différentes, avec des éditeurs illettrés et sans scrupules, ce n’est pas un métier qui nourrirait son homme. Mais il y a plus grave et plus important que l’écrit. Il y a ce qui est, et ce qui va être transmis par les ondes. Les émissions arabes des radio étrangères ont déjà conquis le plus gros public. Leurs voix pénètrent dans tous les foyers de Rabat à Bagdad. Là il ne s’agit plus, comme pour le livre, de quelques milliers d’Arabes, mais de dizaines de millions qui subissent l’impact. Mais ce dont le monde arabe n’a aucune conscience, c’est ce qui se prépare par la télévision.

Dans très peu de temps la télévision européenne émettant par satellite va inonder tout le Maghreb et bientôt ce sera tout le monde arabe. Rien n’empêchera les Français de créer un programme spécial pour « les musulmans résidant en France ». Ils savent qu’ils disposeront là d’un outil exceptionnel pour pénétrer dans les foyers du monde arabe et orienter leurs esprits. Leur « Psychologie service » comme disait le regretté Khaldi est toujours présent. La télévision n’accapare pas l’ouïe seulement, mais la vue. Que les musulmans méditent le Coran. Allah nous prévient que le pire c’est de n’avoir plus de cœur, de vue, d’ouïe. Le cœur c’est le livre, l’ouïe et la vue c’est la télévision. Celui qui les branche sur l’ennemi les a perdus. Y-a-t-il une parade à cela ? Oui, mais il n’y en a pas deux. La parade c’est de faire, pour nous, mieux qu’eux. Produire en commun des programmes sur lesquels tous les pays arabes seraient d’accord. Je ne veux pas dire se passer mutuellement des programmes. Non. Se passer des programmes, c’est se prêter de la médiocrité. Il faut produire en commun.

Les Européens le font sur une grande échelle. Ce système permet d’obtenir des oeuvres de qualité. Nous ne manquons, ni de techniciens, ni de spécialistes, ni d’artistes pour réussir. C’est à eux qu’il faudrait demander ce qu’il faut faire. Personnellement je leur fais confiance.

Fin.
 
Liens connexes
· Plus à propos de Islaam
· Nouvelles transmises par Amel


L'article le plus lu à propos de Islaam:
Le Lion de Bakou

 
Noter cet Article
Score Moyen: 3.8
Votes: 10


Merci de prendre quelques secondes pour voter cet article:

Excellent
Très Bien
Bien
Passable
Mauvais

 
Options

 Format imprimable Format imprimable

 
Sujet(s) associé(s) à l'article

IslaamLes héros Martyrs au DjihadMonde

Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leurs contenus !

Les commentaires anonymes ne sont pas autorisés, veuillez vous enregistrer
 « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans le sentier d'Allah, soient morts. Au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, bien pourvus et joyeux de la faveur qu'Allah leur a accordée, et ravis que ceux qui sont restés derrière eux et ne les ont pas encore rejoints, ne connaîtront aucune crainte et ne seront point affligés. Ils sont ravis d'un bienfait d'Allah et d'une faveur, et du fait qu'Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants. » [ Coran 3:169-172 ]

Les membres de STCOM.NET condamnent fermement tout acte ou propos portant atteinte d'une quelconque manière que ce soit à l'intégrité et à la dignité humaine. Si vous constatez une quelconque violation du droit humain, nous vous demandons d'en informer la redaction en précisant le lien et l'endroit exacte des propos mis en cause ainsi que le pseudonyme de l'auteur responsable afin que la direction puisse prendre immédiatement les mesures necessaires.
Merci de votre compréhension

Tous les Logos et Marques de ce site sont la propriété de leurs propriétaires respectifs. Les commentaires sont la propriété de leurs auteurs. Les idées exposées sur ce site n'engagent que leurs auteurs et ne sont pas forcément partagés par les membres de stcom.net.

Vous pouvez afficher nos articles en utilisant le fichier
backend.php ou ultramode.txt

PHP-Nuke Copyright © 2005 by Francisco Burzi. This is free software, and you may redistribute it under the GPL. PHP-Nuke comes with absolutely no warranty, for details, see the license.
page générée en 0.30 S